Les états de surfaces des microalésages livrent tous leurs secrets

Le 17/09/2008 à 16:49  

Avec l’AltiSurf 520 TPR, Altimet propose le premier instrument de mesure associant des palpeurs optiques et à contact pour contrôler les états de surface des microalésages.
La métrologie des surfaces effectue un grand pas en avant. Avec l’AltiSurf 520 TPR, conçu par la société Altimet, il est désormais possible de contrôler les états de surface des microalésages (dotés d’un diamètre allant jusqu’à 100 µm). « Il s’agit du premier instrument permettant de mesurer la forme et les états de surface des microalésages en effectuant autant de génératrices que l’on veut », souligne Serge Carras, président d’Altimet. Le secret de l’instrument réside dans sa technologie de palpage. Aux côtés d’une caméra CCD et du palpeur confocal chromatique “classique” se trouve un palpeur à contact inédit développé par Altimet en collaboration avec le CEA Leti. « Il s’agit d’un palpeur à contact en carbone tungstène dont la position est contrôlée par un principe inductif. Il se caractérise par une très faible force d’appui, et par un diamètre d’à peine 35 µm », explique Serge Carras. Il suffit de saisir les angles d’inclinaison éventuels et la position de l’alésage, de vérifier avec la caméra CCD que le palpeur est bien positionné en face du trou, et le tour est joué. L’appareil, qui intègre 9 axes (dont 8 motorisés), lance alors un cycle permettant de faire tourner l’intégralité de la pièce, et de réaliser les contrôles sur toute la surface de l’alésage
Un appareil polyvalent
Quant au palpeur confocal chromatique, il peut être utilisé pour réaliser tous les autres contrôles que l’on pouvait jusqu’à présent effectuer avec n’importe quel AltiSurf… Grâce à ces deux palpeurs, l’instrument est polyvalent. Les mesures sont réalisées sur des états de surface de Ra égal à 0,1 µm, avec une résolution de 5 nm. Elles sont conformes à la nouvelle norme ISO 25178 (qui comprend de nouveaux paramètres de rugosité 3D surfaciques et leur mesure par voie optique). Par ailleurs, « l’écart type obtenu avec 50 mesures de Ra dans l’alésage est inférieur au nanomètre », ajoute Serge Carras.
Les applications sont très nombreuses. L’AltiSurf 520 TPR trouvera sa place dans les secteurs de la micromécanique, de l’hydraulique fine, de la pharmacie ou encore de la chimie. Il sert typiquement à contrôler les trous d’injection (dans les moteurs ou les chaudières), les trous de pulvérisation de toutes sortes de sprays (produits pharmaceutiques, traitements chimiques, peintures, etc.), bref toutes les applications où la qualité de la pulvérisation joue un rôle important. On pense notamment à l’homogénéité des fluides pulvérisés, à l’optimisation de la combustion des moteurs, ou encore à la réduction de l’impact environnemental des moteurs ou des produits de traitement.
L’appareil, intégré en rack 19”, fonctionne sous l’architecture PheNIX d’Altimet. Il est associé au logiciel d’analyse Altimap version 5, qui prend en compte les données du nouveau palpeur. On retrouve enfin le portique en granit de l’AltiSurf 520. Cet instrument haut de gamme est disponible (avec toutes les options) aux environs de 250 k€. Il peut être utilisé pour des contrôles en laboratoire ou en bord de ligne, par prélèvement.

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