Localiser une source dans le bruit ambiant

Le 23/05/2011 à 11:12  

En mesurant la vitesse particulaire, le Scan & Listen de Microflown Technologies détecte et localise les sources sonores, même en présence de bruit ambiant et de réflexions.
Dès que l’on sort des chambres anéchoïques ou des conditions idéales de champ libre, la localisation d’une source sonore s’avère souvent difficile. Il faut en effet détecter, et donc isoler, une source ponctuelle spécifique parmi celles qui sont générées par le bruit ambiant et les réflexions. C’est pour cette application que Microflown Technologies a conçu le Scan & Listen. Contrairement aux microphones qui ne s’intéressent habituellement qu’à la pression sonore, l’instrument mesure simultanément deux paramètres : la pression sonore et la vitesse particulaire. Pour cela, il utilise un principe ressemblant à celui du fil chaud que l’on emploie notamment dans l’aéronautique pour mesurer la vitesse de déplacement d’un fluide. C’est la variation de température d’un matériau résistif qui conduit à déterminer la vitesse de propagation des particules acoustiques. L’intérêt d’une telle mesure ? Contrairement à la pression sonore, qui est une valeur scalaire, la vitesse particulaire est une grandeur vectorielle. L’analyse est donc beaucoup plus directive, et moins sensible à l’environnement. Chez Johne+Reilhofer (la société qui commercialise le produit), on estime que la sensibilité aux bruits ambiants et aux réflexions est inférieure de 40 dB par rapport aux microphones classiques. La localisation des sources peut donc être facilement effectuée in situ, sans qu’il soit nécessaire de recréer des conditions anéchoïques.
L’autre avantage du Scan & Listen, c’est sa facilité d’utilisation. « Pour connaître la vitesse particulaire, il fallait jusqu’à présent utiliser deux microphones. Le calcul s’effectuait en fonction de la distance entre les deux, et du temps pris par les particules pour aller de l’un à l’autre. Avec le Scan & Listen, la mesure est effectuée par un seul instrument », indique Michel Gohin, responsable de Johne+Reilhofer. Il n’y a qu’à placer un casque sur sa tête et balayer la zone à analyser avec une sonde pour localiser les sources de bruit, en faisant quasiment abstraction de l’environnement…
Marie-Line Zani-Demange

 

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