Numérisation 3D : un scanner convivial et plus compact

Le 21/12/2010 à 0:00  

Le scanner laser Focus 3D de Faro allie légèreté et convivialité tout en assurant des mesures rapides et précises.
Avec le Focus 3D, qu’il vient tout juste d’introduire, Faro a l’intention de frapper un grand coup. Il a tout misé sur un concept : faire du scanner laser un appareil photo 3D. Pour cela il s’est attelé à plusieurs points clés. Premiers d’entre eux, le poids et la taille. Le Focus 3D pèse à peine 5 kg. Pour un appareil photo, cela semble encore lourd, bien sûr, mais c’est tout de même trois fois plus léger que les scanners laser proposés jusqu’à présent par le fabricant. D’autre part, l’appareil est cinq fois plus petit. « A l’heure actuelle, aucun autre scanner laser du marché ne présente ces caractéristiques », souligne Yannick Bôle, commercial chez Faro. La caméra, qui était auparavant disposée sur la tête du scanner, est désormais intégrée. L’ensemble forme un appareil compact et facilement transportable.
L’autre atout du scanner, c’est sa convivialité. Le Focus 3D intègre un écran couleur tactile, avec des menus semblables à ceux que l’on trouve sur un téléphone écran, on peut paramétrer les acquisitions des nuages de points 3D, ou utiliser diverses fonctions (voir le nombre de scans que l’on a réalisés, programmer le laser pour un fonctionnement à l’intérieur ou à l’extérieur, etc.). Lorsqu’on effectue la numérisation, le relevé 3D de la scène s’affiche instantanément sur l’écran couleur, comme avec un appareil photo numérique. On peut ensuite l’enregistrer dans l’appareil, ou le transférer sur un PC. «Alors que les scanners laser demandent habituellement un jour ou deux de formation, il suffit d’une heure pour se familiariser avec le Focus 3D », indique Yannick Bôle.
On aurait pu penser que ces caractéristiques seraient obtenues au détriment de la qualité métrologique de l’appareil. Mais Faro a souhaité maintenir la vitesse et la précision des modèles précédents. Le Focus 3D effectue un balayage complet sur 360° en 30 secondes, et il offre une précision de 2 millimètres à 25 mètres. Seule limite, la portée, qui ne dépasse pas 120 mètres. Mais là aussi, c’est un choix du fabricant. Rappelons en effet qu’il existe deux technologies différentes : le décalage de phase (offrant des scanners rapides, mais de portée relativement faible), et la mesure du temps de vol (avec des temps de mesure plus longs, mais des portées élevées). Faro, qui a toujours opté pour la première, poursuit sur sa lancée. Il privilégie donc la vitesse, quitte à ce que la portée soit plus faible.
Marie-Line Zani-Demange

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