Numérisation 3D : une ou deux caméras, pour y voir plus clair

Le 18/01/2011 à 17:59  

Le système de numérisation 3D Atos Triple Scan de Gom intègre plusieurs nouveautés matérielles et logicielles qui contribuent à faciliter le contrôle. Parmi elles, la possibilité d’inspecter la pièce avec une ou deux caméras, pour les endroits difficiles d’accès.

Depuis sa création au début des années quatre-vingt-dix, le groupe Gom est spécialisé dans le domaine de la mesure optique. Il développe notamment des systèmes de numérisation 3D mobiles pour les applications nécessitant un relevé de nuages de points rapidement et sans contact. Le système Atos s’inscrit dans cette philosophie. Au fil des ans, la société y a apporté des améliorations conséquentes afin de faciliter le travail quotidien des opérateurs. La génération Triple Scan, qui a été présentée lors du salon Micronora en septembre dernier, répond à nouveau à cet objectif. L’intérêt de cette nouvelle version ? « Elle offre la possibilité de mesurer des pièces difficilement contrôlables par des systèmes classiques de numérisation 3D », souligne François Lambert, Pdg de la filiale française. Jusqu’à présent, la tête de mesure intégrait un projecteur et deux caméras calibrées. A partir des motifs projetés sur l’objet, les caméras calculent par stéréovision les coordonnées 3D de plusieurs millions de points, et relèvent ainsi la géométrie complète de la pièce. Le système Atos Triple Scan garde les deux caméras et le même principe de mesure. Mais grâce à un nouveau projecteur et un système de codage plus fin, il peut aussi réaliser les mesures à partir des images prises par l’une des deux caméras. Une particularité utile pour contrôler des éléments ou des endroits difficiles d’accès qui ne peuvent pas être vus simultanément avec les deux capteurs… Pour chaque mesure, on peut ainsi effectuer simultanément trois contrôles : avec les deux caméras de manière conjointe, et avec chacune d’entre elles séparément. Le fait de conserver le contrôle à deux caméras reste néanmoins utile pour surveiller en temps réel l’environnement dans lequel s’exécute la mesure. Si quelque chose gêne la visibilité sur l’une des deux caméras (un objet quelconque, de la fumée, etc.), le système le détecte et alerte l’opérateur. En terme d’applications, cette solution est utilisée pour le contrôle de pièces de fonderie, le marché de l’injection plastique ou encore celui de l’emboutissage. Il est disponible en différents volumes de mesures (de plusieurs dizaines de millimètres à deux mètres de côté).
Autre nouveauté, l’introduction dans le logiciel Gom Inspect Professional du concept d’“inspection paramétrique”. Plus besoin de réaliser des gammes de mesure : tous les éléments que l’on utilise sont mémorisés, ainsi que les liens qui les relient entre eux, de manière à ce que l’analyse que l’on accomplit serve de référence à toutes les pièces identiques suivantes. « C’est un peu comme si l’on remplaçait un nuage de points par un autre, et que tous les paramètres soient automatiquement mis à jour », explique François Lambert. La fonctionnalité est utile pour gagner du temps, et pour assurer une certaine traçabilité (en gardant l’historique des éléments utilisés).
Marie-Line Zani-Demange

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