Robustesse, compacité, fiabilité… le capteur de vision progresse sur tous les fronts

Le 13/08/2007 à 0:00  

Deux ans après avoir introduit le Checker 101, Cognex annonce une série de capteurs de vision plus petits, plus robustes et plus fiables que ceux de la première génération.
Depuis deux ans, le leader mondial de la vision industrielle Cognex s’est organisé autour de trois secteurs d’activité : la vision industrielle, bien sûr (avec les systèmes de vision sur PC VisionPro, la gamme In-Sight et la gamme DVT), l'identification automatique (avec des lecteurs de codes 1D et 2D), et les “capteurs de contrôle”, avec la série Checker.
C’est dans ce dernier domaine que l’américain vient d’élargir son offre. Par rapport aux capteurs Checker de la première génération, la nouvelle série 200 n’apporte pas de changement majeur, mais une multitude de petites évolutions. « Nous avons notamment voulu mettre l’accent sur des critères de robustesse, de compacité et de fiabilité », souligne Thierry Wailly, directeur marketing Europe de la société. Les capteurs de la série 200 se présentent dans des boîtiers robustes (IP67) et mesurent à peine 67 x 36 x 70 mm, soit un volume deux fois plus petit que les modèles de la série 100. Ils sont dotés d’une interface USB2 (à la place de l’USB1 de la série 100) et de connecteurs M12 plus robustes.
Autre évolution notable, celle de l’éclairage. Une association de Leds rouges, vertes et bleues remplace en effet les Leds rouges de la série 100. « Il est ainsi possible d’obtenir un contraste optimal quelle que soit la couleur du produit contrôlé », précise M. Wailly. Les algorithmes intégrés ont par ailleurs été optimisés afin d’accroître les cadences du contrôle, qui passent ainsi de 4 000 à 6 000 pièces par minute.
Contrairement aux capteurs de la série 100 qui fournissaient essentiellement une information binaire (bon/mauvais) lors du contrôle, les capteurs de la série 200 permettent de se connecter à un PC (ou à tout autre système de visualisation) pour voir les images des pièces en défilement. On peut alors, à tout moment, comprendre ce qui se passe sur la ligne de production sans interrompre le contrôle…
Les autres caractéristiques sont plus classiques. Les capteurs Checker 200 permettent d’enregistrer jusqu’à 150 images (qu’il s’agisse des 150 dernières ou de 150 images de produits défectueux). Au-delà, il est toujours possible de les transférer sur un PC à travers l’interface USB. L’interface utilisateur, quant à elle, est relativement simple d’utilisation. Elle permet, entre autres, d’accéder à toutes sortes d’informations sur le contrôle en cours (telles que le nombre de pièces détectées, le taux de pièces défectueuses ou les cadences du contrôle).
Le domaine d’applications, enfin, est le même que celui des Checker 100. Plus simples et moins coûteux que des systèmes de vision traditionnels, plus fiables et plus performants que des cellules photoélectriques, ces capteurs se positionnent à mi-chemin entre la détection tout-ou-rien et la vision industrielle. Comme les capteurs de la série 100, la nouvelle série est ainsi destinée à toutes les applications de contrôle ou de détection dans lesquelles les cellules photoélectriques trouvent leurs limites. Grâce à la vision, les capteurs Checker permettent de contrôler une pièce en reconnaissant un certain nombre de ses caractéristiques. Ils peuvent aussi contrôler simultanément plusieurs pièces, voire plusieurs caractéristiques sur une même pièce, sans que les pièces se présentent obligatoirement de la même manière par rapport au capteur. Enfin, ils permettent si nécessaire d’accéder à des informations qu’une cellule photoélectrique ne peut pas contrôler (telle qu’une lecture de codes) et de répondre, avec un seul capteur, à des applications exigeant plusieurs cellules...
Les capteurs de la série 200 devraient remplacer ceux de la série 100. Ils sont disponibles à partir de 1 200 euros.

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