Mitsubishi Electric présente son premier vrai robot collaboratif

Rédigé par  vendredi, 02 mars 2018 14:25
Conforme aux normes de cobotique en vigueur, le premier véritable cobot signé Mitsubishi Electric reprend à son compte tous les codes de cobotique en termes de facilité d'installation et d'utilisation, tout en conservant la précision de répétabilité de ± 0,02 mm des robots industriels du japonais. Conforme aux normes de cobotique en vigueur, le premier véritable cobot signé Mitsubishi Electric reprend à son compte tous les codes de cobotique en termes de facilité d'installation et d'utilisation, tout en conservant la précision de répétabilité de ± 0,02 mm des robots industriels du japonais. Mitsubishi Electric
Le japonais envisage de lancer dans les prochains mois son premier véritable cobot. Et si Mitsubishi Electric a pris son temps, c'est pour mieux répondre aux besoins de ses clients. Un prototype sera présenté au prochain CFIA qui se tiendra en mars à Rennes.
Alors que la plupart des ténors de la robotique industrielle classique proposent déjà à leur catalogue au moins un robot collaboratif (ou cobot), Mitsubishi Electric dont la réputation n'est plus à faire en matière de robots industriels, faisait jusqu'ici figure de retardataire en matière de cobots. Mais le japonais compte bien rattraper son retard dans les prochains mois avec la sortie prévue de son premier véritable cobot. La société en a d'ailleurs dévoilé un prototype simultanément au dernier salon SPS IPC Drives de Nuremberg et lors de l'International Robot Exhibition (iREX), de Tokyo qui se sont déroulés en novembre dernier.Le prototype sera également exposé sur le stand de Mitsubishi au prochain CFIA qui se tiendra en mars à Rennes.
 
Mais peut-on véritablement parler de retard pour Mitsubishi ? « L'important lorsqu'on lance un produit, ce n'est pas forcément d'être le premier sur le marché, mais plutôt d'avoir le bon timing pour arriver avec le bon produit au bon moment, et je pense qu'aujourd'hui, avec notre premier cobot, ces conditions sont réunies », argumente ainsi Olivier Jourdon, responsable grands comptes pour la division Automatisation Industrielle de Mitsubishi Electric Europe.
Mais le challenge n'a pas été simple car il a fallu résoudre une équation complexe. « D'un côté, avec notre expérience de 40 ans en robotique industrielle, nos clients attendent de nous que nous leur fournissions des produits fiables et de qualité, comme ce à quoi ils ont été habitués avec nos modèles industriels pendant des décennies. De l'autre, il fallait que notre nouveau produit reprenne tous les codes de la cobotique, non seulement en termes de sécurité intrinsèque –afin qu'il puisse fonctionner sans cage de protection, dans le même espace que l'opérateur et sans danger pour ce dernier – mais également au niveau de la simplicité d'installation et d'utilisation. Et bien sûr, il fallait qu'il soit conforme aux normes de cobotique TS 15066 et ISO-10218-1 en vigueur. Si je devais résumer notre philosophie pour ce premier cobot, je dirais que nous avons essayé d'associer le meilleur de la robotique industrielle et de la cobotique au sein d'un même produit », explique M. Jourdon.
 
Les performances même du robot collaboratif de Mitsubishi font état de cette dualité. Ainsi, le cobot du japonais affiche-t-il une précision de répétabilité de ±0,02mm, digne des performances de ses robots industriels, et cela malgré l'utilisation de capteurs de force et de couple sensibles. Mais sa capacité de charge (entre 5 et 6kg) et sa portée (entre 800 et 1000mm) rappellent qu'il s'agit bien d'un cobot. Sa vitesse maximale aussi, à savoir 1m/s.
 
Grande facilité d'installation et d'utilisation
Comme annoncé, Mitsubishi Electric s'est attaché à faciliter l'utilisation du cobot par l'opérateur, avec des options de contrôle et de programmation annoncées comme uniques à ce jour. Un terminal opérateur à écran tactile, qui peut être raccordé au robot, fournit une interface homme-machine intuitive pour « enseigner » au cobot sa tâche, et cela sans aucune expertise de programmation particulière grâce à un logiciel lui aussi intuitif basé sur une représentation graphique des fonctions et comprenant tout un panel de fonctionnalités préprogrammées. La fonctionnalité d'apprentissage inclut notamment un mode de «contrôle direct» qui permet à l'opérateur de déplacer le cobot d'une position à une autre, manuellement et avec une force contrôlée. Une fois l'installation terminée, le terminal opérateur est facilement retiré pour donner au robot une totale liberté de mouvement.
Dernière modification le vendredi, 02 mars 2018 14:25
Connectez-vous pour commenter

logo_80ans


Non classé
Dynamique des structures

De l’acquisition aux résultatsL’analyse de structure est un puissant outil pour comprendre le comportement [...]

Pour communiquer sur vos produits,
Jean-Guillaume CANUET
Directeur de Publicité
jgcanuet@newscoregie.fr - 01 75 60 28 54
  • Contrôleurs retrofit pour MMT Contrôleurs retrofit pour MMT
    
Hexagon Manufacturing Intelligence étend sa série de contrôleurs rétrofit RC avec les modèles RC241 et RC4K. Elle permet de faire évoluer une machine à mesurer tridimensionnell (MMT) pour la rendre compatible avec de nouveaux capteurs ou logiciels.
    Lire la suite >
  • Moteur pour systèmes de réfrigération
 Moteur pour systèmes de réfrigération

    Leroy-Somer a mis sur le marché le nouveau PLSES 4500, un moteur asynchrone ouvert à haute vitesse, conçu spécifiquement conçu pour les systèmes de réfrigération d'une puissance de 100 à 480 kW.

    Lire la suite >
  • Accéléromètres pour hautes températures Accéléromètres pour hautes températures
    PCB Piezotronics (groupe MTS Systems) a complété son accéléromètre 357A63 avec les modèles 357A64 et 357M168. Ils sont tous les trois destinés aux applications caractérisées par des températures élevées. Les deux nouveaux accéléromètres supportent des températures de -55 à +649 °C.
    Lire la suite >
VXI
Le format VXI (VMEbus eXtension for Instrumentation) a été élaboré en 1987 par Colorado Data Systems, Hewlett Packard, Racal Dana Instruments, Tektronix et Wavetek. Il complète  les spécifications du bus VME par des capacités de synchronisation et de déclenchement pour les applications de test et mesure. Les cartes instruments VXI s’intègrent dans un châssis spécifique pour réaliser des bancs de test. Elles doivent respecter les spécifications matérielle et logicielle définies par le standard pour offrir une architecture ouverte et modulaire.