LDetek rejoint Analytical Industries Inc.

Rédigé par  vendredi, 15 juin 2018 14:16
LDetek rejoint Analytical Industries Inc. LDetek

Le spécialiste canadien de la chromatographie en phase gazeuse et de l’analyse en ligne est racheté par Battery Ventures, propriétaire d'ATI.

Après avoir mis la main sur Analytical Industries Inc. (ATI) et Michell Instruments en 2016, puis Rotronic l’année suivante, l’américain Battery Ventures, investisseur propriétaire de nombreuses entreprises notamment dans le domaine industriel, vient d’annoncer, via Process Sensing Technologies (PST),  le rachat du canadien LDetek pour un montant non dévoilé.

Créée en 2009 par Louis Paradis, le président, et Dany Gagne, le CTO, la société située à Thetford Mines (Québec), est spécialisée dans les chromatographes en phase gazeuse et les analyseurs en ligne. Elle a notamment développé la technologie propriétaire de détecteur d’émission de plasma (PED pour Plasma-Emission Detector), caractérisée par des mesures hautement sensibles, demandées par les industries des gaz spéciaux et à pureté élevée, des semi-conducteurs, des laboratoires et de la surveillance environnementale.

« L'offre de LDetek est extrêmement complémentaire aux autres activités du portefeuille de PST et permettra à PST d'offrir une solution complète dans un certain nombre d'applications clés », précise Adam Markin, CEO du groupe PST. « Nous sommes convaincus que ce partenariat nous apportera de nombreuses ressources de valeur alors que nous poursuivons notre croissance et notre développement à l'échelle mondiale », ajoute Louis Paradis.

Dernière modification le jeudi, 05 juillet 2018 11:38
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6 sigma
Six Sigma (6s) est un ensemble de stratégies, méthodes, outils de calculs statistiques, etc. qui permettent d’améliorer un processus, qu’il s’agisse d’un processus de conception, d’un processus de production, d’un processus commercial, etc. Une démarche Six Sigma peut être appliquée aux processus les plus élémentaires, comme par exemple le processus d’insertion de la notice à l’intérieur de l’emballage d’un médicament. Le but d’un projet Six Sigma est d’éliminer les causes de défauts. Pour le mettre en place, il est donc judicieux de commencer par les processus qui génèrent le plus de problèmes.
L’origine de la méthode Six Sigma remonte à 1985 : à cette époque, Motorola Semiconductors avait avancé l’argument qu’elle visait un objectif de Six Sigma pour la fabrication de composants électroniques. Sigma désigne l’écart type d’un processus (voir définition de écart type). Dans toute production, on se fixe des limites de tolérance haute et basse. Un processus 'un sigma' (1s), ça signifie que 68,26 % des pièces produites se trouvent à l’intérieur des limites de tolérance. Pour un processus 'deux sigma' (2s), ce pourcentage monte à 95,46 %. Et ainsi de suite. Un processus Six Sigma (6s) signifie que 99,999998 % des pièces produites sont à l’intérieur des limites de tolérance, c’est-à-dire qu’il y a moins d’une pièce défectueuse sur 50 millions. Du moins en théorie. En fait, en pratique, le taux de défaut retenu pour un processus Six Sigma est de 3,4 ppm (3,4 pièces défectueuses sur un million). Ce chiffre ne doit rien au hasard. On part du principe que le process Six Sigma n’est pas forcément centré par rapport aux limites de tolérances. On s’autorise un écart de ±1,5s par rapport au centre et les calculs permettent alors d’arriver à un taux de 3,4 ppm.
Cela dit, la plupart des processus actuels relèvent plutôt du 3s, voire 3,5s. Mais c’est parfois beaucoup plus : pour ses moteurs d’avions, General Electric parle d’un objectif de 20s !