Endress+Hauser a inauguré son EAAC à Lyon

Le 18/09/2019 à 17:00
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De gauche à droite : John Salusbury, Corporate Sales Director d'Endress+Hauser, Matthias Altendorf, CEO d'Endress+Hauser, Doriane Corsale, conseillère de la Métropole de Lyon, John Schnake, General Manager and Corporate Director Process Analyzers d'Endress+Hauser, et Ivano Mazzoletti, Corporate Sales Director d'Endress+Hauser.

Moins de deux ans après avoir ouvert son nouveau site de Saint-Priest (Rhône), en banlieue lyonnaise, le groupe suisse Endress+Hauser a inauguré, le 17 juillet dernier, l'exten-sion de son bâtiment. La cérémonie de la coupure du ruban s'est faite en présence de Matthias Altendorf, CEO du groupe, deTim Harrison, directeur général de Kaiser Optical Systems, de Laurent Ducros, chef des opérations européennes des solutions de mesure analytique, des administrateurs John Schnake, John Salusbury et Ivano Mazzoletti, de Laurent Mulley, directeur général d'Endress+Hauser France, d'élus de la mairie de Saint-Priest, de clients et d'employés.

« Aujourd'hui est un jour spécial pour Endress+Hauser en France. Nous ne nous contentons pas d'inaugurer l'extension de ce nou-veau et beau bâtiment à Lyon, mais c'est aussi la continuation de notre long voyage pour développer nos capacités à servir nos clients grâce aux technologies d'analyse modernes », a rappelé MatthiasAltendorf. Suite aux rachats de SpectraSensors en 2012 et de Kaiser Optical Systems l'année suivante, le groupe suisse avait en effet réuni en 2017, à Saint-Priest, l'équipe commerciale de son agence lyonnaise et l'équipe française de Kaiser Optical Systems ( voir Mesures n° 899 ).

En créant cette fois un EuropeanAdvancedAnalytics Center (EAAC), Endress+ Hauser regroupe également les équipes de SpectraSensors, qui étaient jusque-là basées à Compiègne, en un seul et unique lieu.Le nouveau bâtiment, d'une surface totale de 1300m 2 sur deux niveaux et qui vient compléter les 1500m 2 du bâtiment existant, accueille un atelier de 630 m 2 ,pour l'assemblage des solutions analytiques sur cahier des charges et destinées au marché européen, ainsi que des bureaux et une salle de réunion, le second niveau étant pour l'instant libre.

« Mais compte tenu de l'intégration de commerciaux spécialisés dans les produits de Kaiser Optical Systems et SpectraSensors dans les filiales européennes d'Endress+Hauser,pour accompagner les clients locaux,l'activité ne peut que croître », affirme Laurent Ducros. L'EAAC a déjà embauché, pour atteindre un effectif d'une dizaine de salariés sur le site, et prévoit de le faire encore.

Des investissements en métrologie

La métrologie est un autre cheval de bataille du groupe suisse, comme le montrent les investissements réalisés ces dernières années. Après l'installation d'un banc de débitmétrie automatisé en 2005 et son accréditation Cofrac en 2014, le laboratoire de métrologie situé à Huningue (Haut-Rhin) s'est encore agrandi avec des moyens pour la pression, la température, l'analyse physico chimique, etc., un deuxième banc de débit mobile et le développement d'un banc en métrologie légale, désormais certifié LNE pour la vérification des ensembles de mesurage présents dans les dépôts pétroliers, suite au rachat de SGM en 2014. « Notre philosophie consiste à considérer la métrologie comme un réel vecteur de progrès au sein des entreprises », réaffirme Philippe Genevé, directeur des s e r v i c e s c h e z Endress+Hauser France.

Une croissance au-dessus de la moyenne du secteur

« Le groupe a réalisé des résultats supérieurs à la moyenne de notre secteur,et cette croissance vient de tous les marchés et de toutes les zones géographiques », explique Laurent Mulley, directeur général d'Endress+Hauser France. Le groupe suisse a en effet réalisé, en 2018, un chiffre d'affaires de 2,455 milliards d'euros, soit une progression de 9,5% par rapport à l'année précédente, et un résultat net après impôts de 232,5M€. Endress+Hauser a même vu plus de 50% de ses ventes faites en dehors de l'Europe avec les États-Unis comme premier marché.

Les dépenses en R&D, quant à elles, ont atteint 184,2M€. « Pour être“disruptifs” ,nous avons mis en place une structure plus indépendante,un écosystème de start-up », indique Laurent Mulley. « Compte tenu d'un carnet de commandes nettement plus élevé qu'en 2017, et malgré un fléchissement au cours du second semestre,nous nous attendons à une solide croissance située dans la tranche moyenne d'un pourcentage à un chiffre », annonce-t-il.