Innorobo s'impose comme l'événement européen de référence en robotique

Le 01/09/2015 à 17:00  

L a5 e édition du salon Innorobo, qui s'est tenue à Lyon du 1 er au 3 juillet dernier, a permis à 60 % du marché mondial de la robotique d'être représenté par l'intermédiaire d'experts, de chercheurs et de décideurs industriels, les uns concepteurs, les autres utilisateurs, tous réunis pour échanger et établir des liens commerciaux ou des partenariats. Organisé par Innoecho, société qui fédère un large écosystème autour des technologies de rupture, cet événement s'impose ainsi, d'année en année, comme le rassemblement de référence en Europe de la communauté robotique mondiale. La présidente d'Innoec ho, Cather ine Simon, confirme, chiffres à l'appui, la progression enregistrée en 2015 : « 200 exposants de 20 nationalités différentes, soit un développement de l'événement de 30 % par rapport à 2014,ont démontré concrètement la croissance de ce marché qui a progressé de 12 % pour la robotique industrielle et de 28 % pour la robotique de service personnelle en 2014.» Innorobo cible particulièrement la transformation robotique globale, en créant de multiples opportunités de marchés pour les exposants qui découvrent des voies de diversification pour leurs technologies en échangeant sur les besoins et les contraintes des différents secteurs. Les visiteurs, quant à eux, réalisent en parcourant le salon, le potentiel de ces solutions innovantes en termes d'évolution de leurs produits, de gain de compétitivité et de qualité de travail des salariés.Aujourd'hui, les marchés des technologies robotiques sont déjà bien identifiés et présents à Innorobo, comme l'industrie du futur (avec des solutions collaboratives chez tous les constructeurs de robots), la ville intelligente (pour une gestion optimisée des ressources énergétiques et de nouvelles solutions de mobilité), la domotique (avec l'intégration des objets connectés dans les systèmes robotiques), l'agriculture, l'intervention, la sécurité et la surveillance (avec les drones) et, enfin, le secteur médical et de la santé (avec des technologies de chirurgie mini invasive mais aussi pour la ges-tion des médicaments, l'assis-tance au personnel soignant et l'accompagnement des seniors).

Sybot, le cobot dévoilé par le CEA List à Innorobo, sera bientôt développé par une start-up qui concevra et commercialisera des robots industriels légers et sûrs, destinés à améliorer la productivité tout en conservant la souplesse et le savoir-faire des hommes qui l'utilisent.

La part belle aux start-up innovantes

Innorobo fait par ailleurs la part belle aux start-up porteuses d'innovations qui vont bouleverser les marchés traditionnels et qui ont besoin de partenaires industriels et financiers. Car, audelà des opportunités d'affaires, les technologies robotiques représentent également des solu-tions disruptives à nos enjeux sociétaux majeurs. Innorobo s'attache donc à créer des occa-sions d'échanges informels propices à la collaboration et aux discussions sur une vision à long terme. Cette édition 2015 a par exemple donné lieu à un atelier présidé par la responsable du Comité sur l'éthique et la robotique au sein du Parlement européen, venue débattre du principe de la dignité humaine qui pourrait servir de base à un standard pour les robots d'assistance à la personne. D'autres conférences ont réuni les pays d'Europe, la Russie, les Etats-Unis,leJapon et la Corée du Sud autour des enjeux auxquels la robotique répond mais aussi des questions qu'elle pose. Afin d'élargir le cercle, Innoecho vient d'ailleurs d'effectuer un déplacement en Chine, souhaitant attirer les représentants de ce pays à la prochaine édition d'Innorobo en mai-juin 2016. Parmi les cobots présentés lors du salon, notons celui de Kawasaki Robotics. Capable de reproduire les gestes que l'homme lui apprend, ce cobot qui répond au nom de Duaro, a été dévoilé à Innorobo pour la première fois en Europe par le partenaire français de Kawasaki Robotics, Delta Equipement. Annoncé comme l'un des premiers robots industriels munis de deux bras gérés par un seul contrôleur, Duaro collabore avec l'opérateur en reproduisant les gestes que celui-ci lui apprend en lui prenant simplement les bras pour lui montrer les mouvements à accomplir. Disposant de quatre axes et d'un système de vision intégrée, ce cobot s'installe en quelques minutes en mode Plug & Play. De plus, il se déplace partout grâce à ses roulettes, ne requiert pas de cage de sécurité et n'occupe pas plus d'espace qu'un homme.

Interaction étroite entre l'homme et la machine

L'autre cobot remarqué au salon est Sybot (SYmbiose homme roBOT), un prototype que l'on doit au CEA List. Ce cobot sera bientôt développé par une start-up qui aura pour vocation de concevoir et de commercialiser des robots industriels légers et sûrs, destinés à améliorer la productivité tout en conservant la souplesse et le savoir-faire des hommes qui l'utilisent. Au cœur de l'usine du futur, la robotique collaborative, ou cobotique, occupe en effet une place croissante dans les systèmes de production, en autorisant une interaction étroite entre l'homme et la machine, pour diminuer la pénibilité du travail tout en améliorant l'efficacité et la qualité des opérations.