L'Alsace réussit à Siemens qui y rapatrie des productions

Le 01/05/2014 à 17:00  
default-image-3103

L aville de Haguenau dans le Bas-Rhin peut se prévaloir d'être la quatrième ville alsacienne en nombre d'habitants. Elle peut aussi mettre en avant une activité industrielle forte,avec notamment la présence de l'allemand Siemens. « Créée en 1970 et opérationnelle l'année suivante pour délester à l'origine le site de Karlsruhe (Allemagne) de la fabrication d'éléments simples,l'usine de production de Haguenau a bien changé depuis cette époque » , rappelle Thierry Herzog, directeur des ressources humaines de l'usine. Différentes extensions majeures ont en effet été réalisées en 1986 (pour l'analyse de gaz), 2010 (la débitmétrie; voir Mesures n°827 ) et 2012 (la logistique), afin d'accueillir des productions de produits à haute valeur ajoutée venant d'autres sites du groupe. Ces consolidations industrielles font bien souvent suite à l'acquisition d'entreprises, dont l'objectif est de proposer une offre complète.

Philippe Hutmacher, responsable du département Process à l'usine de Haguenau de Siemens, montre la nouvelle série de capteurs et transmetteurs de température Sitrans TS, issue du rachat d'un fabricant zagrebois en 2011 et dont la production a été transférée à Haguenau.

Cédric Lardière

« Ces sept dernières années,nous avons transféré des lignes de production d'analyseurs laser de Göteborg (Suède) en 2007 [d'où la présence d'une salle blanche ISO 7, NDLR], des débitmètres électromagnétiques MAG de Stonehouse (Royaume-Uni) en 2010, des débitmètres à ultrasons Sono de Nordborg (Danemark) l'année suivante et de produits de température de Zagreb (Croatie) en 2012 [la ligne de production «température» a été qualifiée en 2013, NDLR] », énumère Klaus Baumgaertner, DAF de l'usine. Et ce n'est pas fini puisque des travaux d'agrandissement, pour la logistique encore, sont actuellement en cours. L'ensemble des bâtiments occupe une surface de 27 500 m 2 sur un total de 150000m 2 et accueille 760 personnes dont 14% d'ingénieurs et autant de techniciens. « Nous avons embauché environ 250 personnes en cinq ans et nous investissons 2,3 % de la masse salariale dans la formation au travers de celle d'une cinquantaine d'apprentis, de la mise en place d'une formation diplômante de chef d'équipes et d'un club des jeunes ingénieurs pour accompagner ces derniers dans l'entreprise, par exemple », expliqueThierryHerzog.

La lecture de cet article est payante.
Pour le lire abonnez-vous ou connectez vous.

Dans la même rubrique

Copy link
Powered by Social Snap