L'oscilloscope/enregistreur de terrain dope ses performances

Le 11/09/2017 à 17:00  

L e japonais Yokogawa Electric avait mis les petits plats dans les grands, début juin, pour le lancement du dernier-né de ses oscilloscopes/enregistreurs ScopeCorder : invitation au siège social européen de son activité Test & Measurement, à Amersfoort (Pays-Bas), de journalistes européens, présentation en avant-première du nouveau produit et visite du labora-

toire d'étalonnage. Il ne s'agissait pourtant pas de l'intronisation du successeur de la série haut de gamme ScopeCorder DL850E introduite il y a cinq ans, mais de l'extension de cette série avec un appareil plus compact, aux performances et fonctionnalités accrues.

« Avec le nouvel oscilloscope/enregistreur ScopeCorder DL350, nous amenons sur le terrain les performances d'acquisition de données que l'on rencontre d'ordinaire en laboratoire », annonce Clive Davis, directeur du marketing de Yokogawa Electric Europe. Pour tenir cette promesse, le fabricant japonais a pu s'appuyer sur une expérience de vingt ans dans le domaine, la première génération des ScopeCorder (les modèles DL708 et DL716) remontant à 1997. En ce qui concerne la première différence, à savoir la compacité, le DL350 se présente sous la forme d'un boî-tier de dimensions de 305 x 217 x 92 mm et d'une masse de près 3,9 kg avec deux modèles 720254 et une batterie. À titre de comparaison, les dimensions d'un DL850E sont de 355 x 259 x 180 mm, pour une masse de 6,5 kg environ. Mais ce format compact n'empêche nullement le nouvel oscilloscope/enregistreur de disposer d'un écran TFT tactile résistif 8,4 pouces 800 x 600 pixels – il s'agit d'un écran LCD 10,4 pouces XGA pour les DL850E – et d'être très flexible en termes de nombre de voies. On dénombre jusqu'à 4 ou 8 entrées analogiques (fréquence d'échantillonnage respective de 100 et 1 Méch/s) et 16 voies numériques en même temps, jusqu'à 16 ou 32 entrées en scanning (respectivement 20 et 10 kéch/s), 18 modes de conditionnement différents en entrée. Le DL350, qui dispose de 2 emplacements au lieu de 8 comme les DL850E, a également vu sa « résistance » accrue vis-à-vis du bruit et des vibrations.

Une mémoire 10 000 fois plus grande

Avec le nouvel oscilloscope/enregistreur ScopeCorder DL350, Yokogawa amène sur le terrain les performances d'acquisition de données que l'on rencontre d'ordinaire en laboratoire.

La grande flexibilité du nouvel appareil se retrouve également au niveau des grandeurs mesurées (température, vibrations, accélération, contrainte et fréquence), des bus série supportés en option (CAN, LIN et SENT), les modes Scope Mode (acquisition très rapide) et Recorder Mode (longue acquisition), de l'alimentation électrique (batteries avec 3 h d'autonomie en continu et alimentation de secours). « Nous proposons 18 modules différents, dont certains, redéveloppés spécifiquement, sont compatibles avec les appareils précédents (mais pas le contraire). Une fois les modules définis, les ingénieurs de test en laboratoire ou les techniciens de maintenance n'ont qu'à le prendre et s'en servir, aucune programmation n'étant nécessaire contrairement aux appareils concurrents », affirme Clive Davis. Le DL350 se différencie par ailleurs de ses aînés DL850E et DL850EV par une fréquence d'échantillonnage et une résolution de 100 Méch/s et 12 bits ou 1 Méch/s et 16 bits, par la présence d'entrées isolées jusqu'à 1 kV et par une profondeur mémoire de 100 Mpoints par module – la mémoire interne est ainsi 10 000 fois plus grande que celles de la concurrence – ou 5 Go par module (via une carte SD, soit 50 jours en continu). On trouve également une fonction d'historisation de la mémoire simplifiant la navigation, le rappel d'événements et de formes d'onde, ce qui permet de s'intéresser d'une manière plus fine à un événement apparu.

Parmi les autres fonctions, l'utilisateur a le choix entre des déclenchements simples et évolués comme sur des largeurs d'impulsion, des périodes, des combinaisons de plusieurs voies ou sur gabarit. Même lorsque le rétroéclairage est éteint et que l'écran tactile est inactif, l'utilisateur a toujours accès aux touches Start/Stop, de déclenchement manuel et de sauvegarde des données. « Le DL350 est destiné aux applications de transport (véhicules électriques), d'énergie (le solaire, par exemple), de maintenance de robots en usine, etc., les DL850 étant réservés aux applications plus complexes », conclut Clive Davis.