«La suppression de la TFA remettrait surtout en cause le statut des CTI»

Le 09/07/2019 à 17:00  
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C omme l'avait indiqué Laurent Mouchet, président du Centre technique des industries aérauliques et ther-miques (Cetiat), l'année dernière à la même époque, 2017 n'aura finalement été qu'une année de transition pour le centre technique. Ce dernier a en effet réalisé lors de l'exercice fiscal 2018 un chiffre d'affaires de 13,6 millions d'euros, en hausse de 7 % par rapport à 2017, année durant laquelle le Cetiat avait enregistré un chiffre d'affaires de 12,7Me, en recul de 3,3% comparé à 2016.

Le chiffre d'affaires 2018 vient pour 3,67Me (stable par rapport à l'année précédente) de la taxe fiscale affectée (TFA) et pour 670000e (-3%) des cofinancements – ces deux sources de financement sont allouées aux actions collectives– et pour 9,3Me (+ 9,4 %) des actions marchandes. Du point de vue des types de prestations, les étalonnages représentent 36,6% du chiffre d'affaires, les essais 30,1%, les études (y compris les abondements) 28,9% et la formation 4,4 %. Si le secteur CVC (Chauffage,Ventilation, Climatisation) est le premier marché du Cetiat, avec 44% du chiffre d'affaires, viennent ensuite les procédés (10%), la santé (8%), le transport (2%) et autres (chimie, agroalimentaire, métallurgie, composites, etc.).

Nous disposons désormais d'une plateforme d'essais de centrales de traitement d'air, ainsi qu'un banc pour la métrologie de puissance électrique, qui devrait être accrédité d'ici le début 2020. ” Bernard Brandon, directeur général du Cetiat

Le centre technique employait en 2018 134 personnes, disposait d'une surface de laboratoires de 10 000 m 2 et a dépensé 960 000 e en investissements, ce qui correspond à la fourchette de 8-10% du chiffre d'affaires habituellement investie par an. Deux principaux projets ont bénéficié des investissements l'année dernière: « Nous disposons désormais d'une plateforme d'essais de centrales de traitement d'air (investissement d'un montant de 700 ke), un moyen destiné aux études et aux essais jusqu'à 1 500 m 3 /h et 15 kW/h,ainsi qu'un banc pour la métrologie de puissance électrique (200 ke),qui devrait être accrédité d'ici le début 2020 pour réaliser des prestations externes. Les équipements intègrent de plus en plus souvent des variateurs de fréquence, les signaux ainsi perturbés influençant les performances d'efficacité énergétique », explique Bernard Brandon, directeur général du Cetiat.

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