Laqualitéaccruedesproduits agroalimentaires passe par l'inspection par rayons X

Le 14/02/2017 à 0:00  

La très grande majorité des systèmes d'inspection par rayons X sont installés au niveau du conditionnement, en fin de ligne de production. Mais certains industriels mettent parfois en place une machine en réception ou avant l'emballage pour vérifier l'absence de bouts d'os par exemple.

Ishida

I l y a quelques années,un habitant d'Annemasse (Haute-Savoie) a découvert une tête et le corps broyé d'une souris dans une boîte de haricots verts, ou une mère de famille s'est retrouvée face à une grenouille morte au beau milieu de sa salade dans une chaîne de restauration située à Lomme (Nord). Selon l'association 60 millions de consommateurs, qui reçoit régulièrement des courriers à ce sujet, il n'est pas rare de découvrir un «corps étranger» (cheveu, bris de verre, bout d'os, de métal ou de plastique) dans un produit alimentaire. Même si cela ne fait pas à chaque fois la une des médias, on peut très facilement imaginer les retombées négatives possibles sur l'image de la marque du produit alimentaire en question.

C'est d'abord pour ces raisons de sécurité et, plus généralement de qualité des produits fabriqués, que les industriels de l'agroalimentaire recherchent des moyens leur permettant de détecter le moindre corps étranger et donc de garantir l'absence totale de contaminants. Ça, c'est pour la théorie. En parallèle de ces exigences, les mêmes industriels doivent respecter des réglementations et des normes internationales, telles que l'analyse des risques et points de contrôle critiques ( Hazard Analysis Critical Control Points ou HACCP), la norme ISO 22000 – Management de la sécurité des denrées alimentaires, les référentiels British Retail Consortium (BRC) Food et International Featured Standards (IFS) Food ou encore le protocole de certification Foundation for Food Safety Certification (FSSC) 22000 qui est basé sur la norme ISO 22000 et est reconnu par l'Initiative mondiale pour la sécurité des aliments (GFSI).

Il y a encore une vingtaine d'années, les seuls moyens réellement mis en œuvre par les industriels de l'agroalimentaire pour dénicher les corps étrangers s'appuyaient sur une seule et unique technique. « Il s'agissait de la détection de métaux, qui représentait un marché très important à l'époque.Mais,pour pallier certaines limites de cette technique – il est en effet impossible de détecter du verre dans le verre ou une feuille d'aluminium dans le produit, par exemple –, on a commencé à parler des premiers systèmes d'inspection par rayons X dans les années 1990 », se souvient Éric Bertrand, chef produits et marché agroalimentaire au sein de la division Product Inspection de Mettler-Toledo France. Mais ces tout premiers systèmes n'ont pas suscité un grand engouement de la part de l'industrie agroalimentaire, en raison notamment de l'utilisation d'une source de rayons X.

C'est pour des raisons de sécurité et, plus généralement, de qualité des produits, bien souvent imposées par un éventail de réglementations et de normes, que les industriels de l'agroalimentaire recherchent des moyens leur permettant de détecter le moindre corps étranger. Et de plus en plus souvent, ils utilisent l'inspection par rayons X.

Mettler-Toledo

« Les machines n'étaient pas du tout performantes et faciles d'utilisation, et elles étaient aussi très chères,leur prix s'élevant facilement à 100 000 ou 120 000 euros , ajoute Nicolas Prompt, directeur commercial de Loma Systems France. C'est l'amélioration des algorithmes de traitement des images, associée surtout à des PC bien plus performants, la réduction de la taille des composants et la baisse des prix, qui ont fait changer la situation il y a un peu moins de dix ans. » Hasan Uygul,Business Manager XRay chez Wipotec, groupe allemand auquel appartient OCS, rappelle que « les produits alimentaires sont “vivants”, aucune pizza ne ressemble à une autre. Comparer deux images rayons X n'a donc pas de sens ; il faut comparer pixel par pixel ». La majorité des acteurs ont ainsi commencé à voir les premières demandes en inspection par rayons X en ligne durant les années 2000. « Si l'installation de la première machine en France remonte à 1996 chez nous,il y a eu ensuite une demande importante en agroalimentaire, avec d'abord les “conserveurs”, qui n'avaient en fait aucune autre solution pour détecter la présence de pierres, et les grandes sociétés qui avaient les moyens financiers et humains pour investir », constate Marc Kleinholtz, chargé d'affaires chez HTDS, distributeur français de l'italien Dylog.

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