Le Cetiat a inauguré une plateforme d'essais pour CTA

Le 28/01/2020 à 17:00  
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C e n'est pas en présence de représentants institutionnels, mais avec celle d'une quarantaine d'industriels et de journalistes, que le Centre technique des industries aé-rauliques et thermiques (Cetiat) a inauguré, le jeudi 24 octobre dernier, sur son site villeurbannais (Rhône), une nouvelle plateforme d'essais pour les centrales de traitement d'air (CTA). Il s'agit de la seule plateforme située en France détenue par un organisme indépendant. Ce projet représente un autofinancement d'un montant de 650 000 euros, ce qui prouve, une nouvelle fois, la capacité d'investissement du centre technique, de l'ordre de 10 % du chiffre d'affaires annuel. « C'est d'abord un investissement de capacité – nous allons pouvoir élargir le champ d'activité, en répondant aux at-tentes du secteur liées aux contraintes de performances et de développement des marchés français et EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) –, puis un investissement de productivité, ce qui passe par la maîtrise des coûts et des délais », précise Bernard Brandon, directeur général du Cetiat.

S'il était déjà en mesure de réaliser des essais, le Cetiat s'est donné les moyens de réaliser des tests de performances sur les centrales de traitement d'air, avec une nouvelle plateforme conçue pour installer plus facilement et rapidement une CTA et intervenir autour.

« Nous étions déjà en mesure de tester des CTA dans nos chambres d'essais, mais nous étions confron-tés notamment à des problèmes d'encombrement. Il faut en effet une zone d'essais libre relativement importante pour installer une CTA et intervenir autour. La nouvelle plateforme occupe une surface de 16 x 4 m, et elle est dotée d'un pont roulant rendant beaucoup plus facile et rapide la manipulation des équipements », ajoute Pierre Claudel, directeur des essais, des étalonnages et de la certification du Cetiat.

L'installation se compose de deux grandes boucles d'air, l'une pour simuler le climat extérieur et l'autre pour simuler le climat intérieur d'un bâtiment. Il est ainsi possible de reproduire, pour le climat externe, des conditions hivernales (-5 °C et 90 % HR) ou estivales (+35 °C et 40 à 60 % HR) et, pour le climat intérieur, une température comprise entre + 20 et + 30 °C et une humi-dité relative de 25 à 75 % HR. Dans tous les cas, le débit d'air est assez important, avec une « rangeabilité » allant de 1 000 à 15 000 m 3 /h. On trouve également des batteries à eau chaude ou froide d'une puissance de 100 kW, via une boucle d'eau à une température de + 7 °C ou de + 60 °C. L'ensemble de l'installation est piloté depuis un bureau situé juste à côté et accueillant notamment les systèmes d'acquisi-tion et de contrôle. « Nous sommes ainsi en mesure de proposer de multiples prestations d'essais pour le développement et l'optimisation des performances des centrales de traitement d'air. Cela peut être des CTA à simple flux, à double flux, avec ou sans récupérateur de chaleur, des récupérateurs/échangeurs de chaleur air/air (échangeurs à plaques, rotatifs régénératifs et run-around coils ) et des échangeurs de chaleur air/eau. Mais il peut aussi s'agir des composants d'une CTA, tels que des batteries chaude ou froide air/ eau, des ventilateurs, des filtres, etc. », indique Pierre Claudel.

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