Les biocapteurs visent les polluants émergents

Le 01/06/2014 à 17:00  
default-image-3103

P our la troisième fois depuis 2009, la région Languedoc-Roussillon a lancé en 2013 l'appel à projets «Chercheur d'avenir». L'objectif est de soutenir des projets de recherche d'excellence, portés par des scientifiques âgés de moins de 38 ans, tout en mettant l'accent sur des projets qui démontrent une capacité de développement économique ou social pour la région. Parmi les 101 candidatures, 19 chercheurs ont été lauréats, répartis en cinq catégories (Biologie-santé, Chimie, Agroenvironnement, Eau et Mathématiques-informatique-physique-systèmes).

Ingrid Bazin, enseignante-chercheuse au Laboratoire de génie de l'environnement industriel (LGEI) de l'Ecole des Mines d'Alès, a remporté l'un des appels à projets dans la catégorie Eau, pour la mise au point de biocapteurs destinés à la détec-tion de polluants émergents dans l'eau. « En tant que biologiste molé-culaire et généticienne,mes recherches portent sur la détection des polluants dans l'eau via des moyens biologiques. Il s'agit de récepteurs biologiques d'affinité innovants (protéines ou peptides) pour les cibles contre lesquelles la fabrication d'anticorps est difficile, comme le glyphosate et son métabo-lite,l'AMPA,utilisé comme pesticides contre les mauvaises herbes et qui sont des molécules extrêmement petites », explique Ingrid Bazin.

DR

Chercheurs d'avenir donne un coup de pouce énorme en termes de retombée sociale et de notoriété nationale. ” Ingrid Bazin, enseignante-chercheuse au LGEI

Associés aux récepteurs biologiques fabriqués sur un support original (un biopolymère), des transducteurs sensibles reposant sur le principe de chimiluminescence formeront des biocapteurs qui seront à terme couplés à un système de traitement de données afin de fournir un outil d'aide à la décision complet. « Les exploitants et les gestionnaires de l'assainissement et de la potabilisation de l'eau sont intéressés par des systèmes de détection et d'alerte simples (aucun recours àunspécia-liste), très rapides et économiques, pour répondre au renforcement des réglementations et à l'adaptation des traitements en fonction des molécules présentes », indique Ingrid Bazin. Grâce à ce prix,doté de 40000e, l'Ecole des Mines d'Alès va pouvoir embaucher une personne pendant un an sur le projet.

La lecture de cet article est réservée aux abonnés.
Connectez-vous ou abonnez-vous pour y accéder.

Dans la même rubrique

Copy link
Powered by Social Snap