Les capteurs et autres appareils IO-Link

Le 25/02/2020 à 0:00  
default-image-3103

On ne cesse de promouvoir, à longueur d'ar-ticles, de salons ou de journées techniques, l'usine du futur, à savoir une industrie connectée à tous les niveaux. Si les standards et les outils ne manquent pas en ce qui concerne les automates – avec notamment l'Ethernet industriel –, la supervision et le MES ( Manufacturing Execution Systems ), la réalité est toute autre sur le terrain au niveau des capteurs et des actionneurs. Parmi les possibilités disponibles sur le marché (4-20 mA Hart, AS-Interface ou AS-i, etc.), IO-Link a réussi à se faire une place de choix en tant que protocole de communication pour les appareils de terrain, en dépit d'un lancement en 2009.

Que ce soit pour la maintenance préventive, voire prévisionnelle, ou pour contribuer à la flexibilité des lignes de production, le protocole de communication numérique IO-Link joue désormais un rôle essentiel dans la remontée des données du terrain vers les automates ou les couches supérieures (« cloud »).

ifm electronic

« À l'origine, les fabricants s'en servaient en interne pour paramétrer très simplement les capteurs en sortie de production, avant leur mise sur le marché. Ces fabricants de capteurs ont ensuite été intégrés au groupe de travail normatif de Profinet. Le protocole est devenu un sous-groupe du consortium PI (Profibus & Profinet International), qui a implémenté cette communication série en vue de la standardiser », rappelle Thierry Lecoeur, chef de produits réseaux et contrôle chez ifm electronic France.

C'est ce que confirment David Ecobichon, Market Product Manager, Global Business Center Presence Detection chez Sick France, et Patrick Goudou, Managing Director de Balluff France, ce dernier précisant que « l'indépendance de ce protocole vis-à-vis des fabricants a permis de définir une norme internationale, référencée IEC 61131-9 et publiée en septembre 2013 dans sa version 1.0. » « Cette communication numérique point-à-point a d'abord été mise en œuvre dans la factory automation (automatisation d'usines), pour les capteurs TOR. Mais il s'agit d'un protocole parmi d'autres, tels qu'EtherNet/IP ou le signal Hart superposé au 4-20 mA omniprésent dans les procédés », indique Benoît Blachez, chef de marché sciences de la vie chez Endress+Hauser France.

« Comme ils embarquent désormais un microprocesseur et de l'“intelligence”, les capteurs créent beaucoup de données, une information qui n'est toutefois pas partagée. IO-Link permet de rendre disponibles la fonction primaire et des données secondaires », constate Jacques Apaloo, responsable produits et marketing France et Espagne chez Baumer. « En plus du signal TOR ou de la valeur de process [la fonction primaire, NDR], les capteurs fournissent des données d'identification et de services (paramètres, événements, diagnostics) [toutes les informations sont décrites dans le fichier IODD ( IO-Link Device Description ) fourni par le fabricant, NDR]. C'est là que réside la valeur ajoutée d'IO-Link », poursuit Christian Knecht, responsable marketing industries chez Endress+Hauser France.

La lecture de cet article est payante.
Pour le lire abonnez-vous ou connectez vous.

Dans la même rubrique

Copy link
Powered by Social Snap