Les nouveaux enjeux des contrôles non destructifs

Le 01/01/2016 à 0:00  

Les conditions parfois difficiles des contrôles sur le terrain poussent les fabricants à proposer des sondes ergonomiques et des interfaces intuitives, afin de faciliter l'acquisition des données.

M2M

L es contrôles non destructifs regroupent une large palette de techniques et d'applications. On les retrouve aussi bien en production qu'en maintenance, dans l'industrie automobile comme en pétrochimie, dans les usines ou sur les plates-formes pétrolières. Avec l'évolution des matériaux, des techniques de fabrication, ou encore des normes de sécurité, les différentes industries sont confrontées à de nouvelles problématiques. Pour y faire face, les fabricants de systèmes dédiés aux contrôles non destructifs font évoluer leurs techniques. De nouveaux types de produits voient le jour, des techniques se substituent à d'autres, ce qui oblige parfois à penser différemment les contrôles. Selon les secteurs industriels, le terme de « contrôles non destructifs » peut prendre un sens différent. « Chez EDF, nous différencions les contrôles non destructifs (CND), qui concernent la fabrication, des contrôles de défauts en exploitation, que l'on appelle essais non destructifs (END) », précise Étienne Martin, attaché au chef de département Études en charge du développement dans le domaine des END chez EDF. Il s'agit dans ce cas de surveiller la santé des matériaux sous contrainte au cours de leur vieillissement, notamment dans les centrales nucléaires.

Olympu Les courants de Foucault sont employés pour des contrôles surfaciques. Ils peuvent dans certains cas remplacer le ressuage et la magnétoscopie, mais leur utilisation nécessite une plus grande expertise de la part des opérateurs.

Olympus

Mais la distinction entre ces deux types de contrôles n'est pas toujours faite, et le terme de contrôles non destructifs reste le plus usité. Les techniques qu'il désigne ne sont pas toujours les mêmes: « Ce terme recouvre toutes les technologies qui permettent de faire un contrôle sur une machine ou une pièce sans la sectionner ou la démonter, mais chez Olympus nous parlons plutôt de contrôles non destructifs pour les techniques à base d'ultrasons ou de courants de Foucault », indique Marc-Olivier Grandsir, directeur des ventes pour les produits de CND chez Olympus.

« Les phénomènes physiques utilisés pour les END évoluent très peu », explique Étienne Martin. « Ce qui change, c'est que l'on cherche à optimiser l'usage de ces phénomènes physiques selon les défauts que l'on souhaite observer, en prenant en compte ses caractéristiques et son environnement.» Les contrôles à base d'ultrasons constituent par exemple une famille de techniques très largement utilisée, et qui évolue beaucoup. Ils reposent sur différentes interactions entre les ultrasons et les défauts, comme un effet miroir, où le défaut renvoie les ultrasons, ou une diffraction du signal par la bordure du défaut. « Pour un type de défaut donné, ces différents phénomènes physiques seront plus ou moins adaptés ».

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