Les numériseurs 14 bits atteignent 10 Géch/s sur une voie

Le 26/04/2017 à 17:00

En plus de leurs performances exceptionnelles, les numériseurs 14 bits ADQ7 de SP Devices se caractérisent également par la présence de packages optionnels dédiés pour certaines applications temporelles ou fréquentielles.

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I lyapresque deux ans, le suédois Signal Processing (SP) Devices, qui a entretemps été racheté par le britannique e2v Technologies, avait lancé la série de numériseurs 14 bits ADQ14 qui se caractérisent par une fréquence d'échantillonnage maximale de 2 Géch/s ( voir Mesures n°877 ). Le fabricant vient de franchir un nouveau palier avec la toute dernière série ADQ7. « Ces numériseurs n'affichent désormais plus aucun compromis, que ce soit en termes de bande passante, de résolution verticale,de fréquence d'échantillonnage et de puissance de calcul », affirme Laurent Weber, EMEA Digitizers Business Development de SP Devices.

La plateforme d'acquisition de donnéesADQ7 affiche en effet une fréquence d'échantillonnage de 5 Géch/s par voie, voire jusqu'à 10 Géch/s sur une seule voie, pour une résolution de 14 bits. Ces performances sont obtenues grâce notamment à l'amélioration de la qualité de l'étage d'entrée analogique et des performances. Deux versions existent d'ailleurs selon le type de couplage de l'étage d'entrée (ADQ7AC et ADQ7DC). La bande passante analogique atteint, quant à elle, 2,5 GHz (3 GHz avec égaliseur) et les utilisateurs disposent d'une profondeur mémoire de 4 Go en interne. La plateforme intègre également un FPGA Ultrascale XCKU060 de Xilinx, un kit de développement supportant un large éventail de langages, la possibilité de transférer les données en streaming vers un disque dur à un débit de 5 Go/s, une option ADQ7GPIO.

Trois packages temporels ou fréquentiels

« Nous avons par ailleurs développé des packages dédiés (des firmwares spécifiques en fait) pour certaines applications temporelles ou fréquentielles. Ces algorithmes implémentés dans le FPGA permettent de réduire les phases de prototypages et donc le temps de mise sur le marché », explique Laurent Weber. On trouve ainsi l'option FWATD pour les signaux dans le domaine temporel, l'option FWPD pour la capture d'impulsions aléatoires et l'option FWSDR pour les applications de radiologicielle. Cette option firmware , qui intègre la technologie d'entrelacement propriétaireADX,permet par exemple de manipuler des paires I/Q complexes en entrée, de travailler avec une largeur d'analyse analogique de 5 GHz (±2,5 GHz ; version ADQ7DC) ou sur un streaming de quatre canaux RF séparés.

En plus de la synchronisation multivoies, fonction qui peut être très utile dans un châssis modulaire par exemple, le fabricant a également ajouté un mode de synchronisation supplémentaire, le White Rabbit. Cette future norme permet de distribuer une référence d'horloge et un horodatage sur de longues distances, via un réseau optique. Enfin la plateforme ADQ7 se présente selon plusieurs facteurs de forme, à savoir USB, PCI/PXI Express Gen 3 x8, MTCA.4 et 10 Gigabit Ethernet. Les utilisateurs ont ainsi toute latitude pour soit intégrer le numériseur dans un système, un PC ou un châssis, soit l'utiliser comme un appareil autonome, tout en optimisant les coûts de possession. Et les applications sont très larges : les lidars, l'instrumentation analytique, la physique des particules et le test par ultrasons, les radars, le balayage de fréquences, la radiologicielle, l'enregistrement de signaux RF et, plus généralement, les systèmes de test automatisés.