LES OSCILLOSCOPES NUMÉRIQUES DE TABLE

Le 23/04/2020 à 0:00  
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Lorsqu'un électronicien souhaite visualiser les signaux électriques au niveau de la carte qu'il est en train de concevoir ou de valider, que ce soit en entrée et sortie ou au niveau d'un composant en particulier, son premier réflexe est de connecter un oscilloscope numérique aux points de mesure. « Tous les ingénieurs ont forcément un oscilloscope sous la main, comme instrument d'appoint pour réaliser des mesures basiques ou comme moyen de caractérisation d'un design très complexe – modifier une conception afin d'améliorer la diaphonie, par exemple », constate Pierre Dupont, Applications Engineer chez Tektronix France.

« Je ne vois pas comment analyser un système que l'on conçoit sans visualiser et analyser les signaux », confirme Jean Laury, EMEA Vice-President of Sales de Teledyne LeCroy. « Comme il n'y a pas une entreprise travaillant dans le domaine de l'électronique qui ne possède d'oscilloscopes, c'est aussi un moyen, pour nous, représentants et distri-buteurs, d'entrer dans ces sociétés », indique Céline Côme, Managing Director du département Tests, Energie, Mesures d'Equipements Scientifiques.

Ce « compagnonnage » remonte d'ailleurs à plusieurs décennies. C'est le physicien français André Blondel qui a développé le premier oscilloscope électromécanique en 1893 – la bande passante était toutefois limitée entre 10 et 19 kHz. La première société au monde à avoir présenté un modèle est le britannique A.C. Cossor en 1932, suivi par l'américain Tektronix, société créée en 1946 par Howard Vollum et Melvin Jack Murdock, avec le premier oscilloscope à balayage déclenché avec une bande passante de 10 MHz.

À partir des années 1950, l'oscilloscope devient un instrument de mesure universel, et l'on a ensuite vu apparaître les premiers modèles analogiques, contribuant à améliorer bande passante et précision. « La technologie analogique ne permettait de ne montrer que la forme d'onde d'un signal, c'était à l'utilisateur de “juger” de l'analyse », indique Anas Kaab, Distribution Field Engineer pour les produits RF et millimétriques chez Keysight Technologies France. L'année 1985 marque le passage au numérique avec le premier oscilloscope à mémoire numérique (Digital Storage Oscilloscope ou DSO), avec une bande passante de 1 MHz et une résolution verticale de 12 bits, développé par l'américain Nicolet Instrument. Son compatriote LeCroy proposera rapidement une version plus rapide (100 MHz et 8 bits).

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