Les sondes physico-chimiques se passent de convertisseurs!

Le 01/05/2013 à 17:00  

L e fabricant allemand Krohne, spécialisé dans les débitmètres, la mesure de température, de pression, etc., propose depuis des années une gamme de sondes et de convertisseurs pour les mesures physico-chimiques, dans les domaines de l'eau potable et de s eaux usées. Forte de sa présence dans les autres industries (pétrole et gaz, pharmaceutique…) via l'offre d'instrumentation de process, la société a décidé de se positionner également en analyse physicochimique. D'où le lancement “en grande pompe” d'une gamme de sondes numériques, avec alimentation par la boucle 2 fils, basées sur la technologie propriétaire SmartSens… mais sans convertisseurs.

Toute l'originalité de la technologie SmartSens réside en fait dans la possibilité de s'affranchir d'un convertisseur pour faire fonctionner les sondes. Vous trouverez juste un afficheur pour la configuration. « Les technologies concurrentes qui existent sur le marché [memosens chez le suisse Endress+Hauser, iSm chez l'américain mettler-Toledo etarc chez Hamilton,NDLR] permettent soit de s'affranchir des problèmes d'humidité et/ou de corrosion au niveau de la connexion entre les électrodes et le câble, en conservant une liaison propriétaire entre les sondes et le convertisseur, soit de disposer d'une double interface 4-20 mA/Modbus au prix d'une certaine complexité de mise en œuvre », explique Wolfgang Babel, directeur général de Krohne analytics.

La société allemande a choisi une solution “radicale”: convertir en sortie de la sonde le signal analogique en signal 4-20 ma selon le protocole de communication Hart 7, ce qui assure alors une connexion directe avec un automate. Evidemment, le développement est loin d'être aussi évident qu'il n'y paraît. il a en effet fallu trois ans –le développement a débuté en 2010– pour identifier les exigences des utilisateurs et concevoir une électronique qui puisse s'intégrer dans une sonde de taille classique ou presque. « Le convertisseur a en fait été miniaturisé et monté dans la tête de sonde. La difficulté a aussi, et surtout, porté sur la partie mécanique pour s'aligner sur les dimensions compactes des sondes concurrentes, à savoir un diamètre de 12 mm et une longueur de 120 ou 225 mm », ajoute Wolfgang Babel.

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