Logistique et transport, des débouchés porteurs pour la mesure

Le 11/05/2017 à 17:00  

L'édition 2017 de la Semaine internationale du transport et de la logistique (SITL) a réuni, à Paris, l'ensemble des acteurs de la profession, et notamment les fabricants de solutions d'identification et de contrôle.

C. Lardière

E nrepartant du salon SITL, on ne pouvait douter que l'on quittait la Semaine internationale du transport et de la logistique (SITL): des agents de sécurité badgeaient en effet de nouveau systématiquement toutes les personnes qui sortaient. Et ils avaient de quoi s'occuper car le salon a enregistré la venue de 29 715 visiteurs et de 500 exposants. Année impaire oblige, l'édition 2017 se déroulait à Paris Expo-Porte de Versailles, du 14 au 16 mars dernier, et le salon a une nouvelle fois rassemblé les acteurs de toutes les chaînes logistiques ( voir encadré ci-dessous ).

« La Supply Chain est au cœur de transitions structurelles imposées par la révolution numérique, les enjeux écologiques et la relance industrielle. Sur la base de flux de plus en plus mondialisés, le schéma classique “points de vente -entrepôts-usines” s'intègre aujourd'hui dans des organisations omnicanales plus complexes », constate Alain Bagnaud, directeur de Reed Exhibitions Transport & Logistics, s'appuyant sur la stratégie nationale « France Logistique 2025» lancée en 2016 par le gouvernement. Reflet des nouveaux comportements d'achat, cette évolution bouleverse les chaînes d'approvisionnement amont dont la performance réside dans la capacité à s'adapter à la de-mande jusqu'au dernier kilomètre. D'un modèle homogène, les Supply Chain se fragmentent, et la nature des flux physiques et fonctionnels se transforme.

Des solutions d'identification à la pelle

« Avec l'arrivée du Big Data, le concept de Supply Chain numérique connaît une formidable accélération. La maîtrise de l'information en temps réel est essentielle pour anticiper l'attente des marchés, tant au plan national qu'international.Des prévisions à la remontée des données terrain en passant par la gestion prédictive, ce besoin touche tous les maillons logistiques et canaux de distribution. Facilitée par l'Internet des objets (IoT) et les approches collaboratives, l'automatisation des flux d'information est un moyen de différencier son offre et ses services », poursuit Alain Bagnaud. Du côté de l'exposition, les visiteurs ont d'abord pu faire le point sur les dernières nouveautés en matière d'identification. Sur le stand de l'italien Datalogic, il s'agissait du lecteur industriel ultra compact Matrix 120, de la gamme de lecteurs laser Powerscan 9300, de la nouvelle offre RFID. « Le lecteur de poche DLR-BT001, l'étiquette enregistreuse de température DLR-TL001 et le lecteur UHF à poste fixe DLR-DK001 sont issus du rachat de 20 % du fabricant italien CAEN RFID fin 2015. Cette acquisition nous permet ainsi de proposer maintenant la technologie RFID à notre catalogue,une offre pour partie destinée au retail », explique Frédéric Marques, responsable de grands comptes chez Datalogic France.

Forte croissance du nombre de visiteurs

Organisé par Reed Exhibition, la Semaine internationale du transport et de la logistique (SITL) est l'événement de référence qui réunit, depuis plus de 30 ans, l'ensemble des acteurs de la chaîne logistique (marchandises dangereuses, chaîne du froid, e-retail) et du transport de marchandises. Le SITL était organisé conjointement avec Intralogistics, le salon des équipements et des systèmes automatisés de manutention, et Transport Next Generation, le salon des équipements de transport innovants (du transport routier au transport maritime, en passant par le transport ferroviaire, fluvial et pour la première fois aérien). L'édition 2017, qui se déroulait à Paris Expo-Porte de Versailles, du 14 au 16 mars dernier, a réuni 500 exposants et 29715 visiteurs, une progression de 12% comparé à l'édition précédente en 2015. Parmi eux, 5686 personnes ont participé aux conférences et ateliers, au nombre de 89 au total, qui ont abordé des thèmes aussi variés que les réglementations de marchandises dangereuses, la logistique sans homme (drones, robots, véhicules autonomes), les achats et ventes à l'étranger, l'Usine du futur au dernier kilomètre.

C. Lardière Avec le système de numérisation MDA, Sick propose une solution regroupant identification, mesure de la masse et du volume, toutes les données étant obtenues en temps réel et d'une manière automatique, pour la création de la fiche produit.

Avec les terminaux mobiles MX-1000, basés sur une caméra et non un laser, le spécialiste de la vision industrielle Cognex s'est lancé sur le marché de l'identification pour la logistique.

Chez l'américain Zebra Technologies étaient mis en avant le terminal mobile TC51/56, basé sur Android et des capacités 4G LTE, le terminal TC8000 destiné aux applications en entrepôt, le terminal mobile codes-barres industriel WT6000, avec écran tactile et fonctionnalité NFC sécurisée, etc. Sur son stand, le groupe français Access Diffusion présentait les versions Android et Gun du Point Mobile PM450 qui intègre de nouvelles fonctionnalités telles que la capacité de lire des codes 2D à très longue distance, via le nouveau modèle XLR 2D, et une autonomie accrue grâce à une batterie haute capacité de 5200mAh. Les nouveautés du japonais Panasonic étaient notamment les tablettes numériques de poche durcies Toughpad FZ-F1/ N1, dotées d'un processeur quadricœur Snapdragon de Qualcomm et d'un écran tactile 4,7 pouces.

Quant au français Editag, il a développé mOOnTAG, le seul tag hybride du marché pour connecter objets et processus. Il est constitué de deux parties, le mOOnTAG ID qui équipe des caisses de composants, par exemple, et le mOOnTAG Sensor. Il suffit de clipser ce dernier et, une fois les caisses arrivées chez le client, de le déclipser et l'ordre de réapprovisionnement est envoyé automatiquement au fournisseur. Outre sa très grande flexibilité –chaque mOOnTAG ID est unique– et l'absence de saisie, les autres avantages sont une maintenance nulle, des délais raccourcis et une optimisation plus facile des stocks.

Sans oublier les mesures dimensionnelles

Toujours en identification, l'américain Cognex, spécialiste de la vision industrielle, présentait la série MX-1000 ( voir Mesures n° 884 ). « Nous proposons désormais nos premiers terminaux mobiles. Reposant sur une caméra, et non un laser, ils affichent de meilleures perfor-mances,ce qui les rend particulièrement bien adaptés à la lecture de codes-barres 1D et 2D dans des conditions difficiles (codes-barres endommagés) », affirme Johny Mota, responsable marchés chez Cognex. La société avait également installé sur son stand une démonstration de contrôle de cartons, avec détermination du volume. Dans le domaine du contrôle, cette fois, l'allemand Sick a dévoilé le système de numérisation Master DataAnalyzer (MDA) pour les biens. « Le MDA se compose d'un cadre optique avec barrières, d'un plateau pour le pesage et d'un lecteur de codes-barres 1D et 2D ou d'une douchette. L'identification, la mesure de la masse et du volume sont ainsi obtenus en temps réel et d'une manière automatique, pour la création de la fiche produit, avec photographie », décrit Jérôme Printz, responsable du pôle Ventes internes et technologiques chez Sick France. Le MDA est disponible à la vente ou à la location, pour des entreprises qui doivent réaliser des campagnes de saisie d'articles sur une durée de un à trois mois, par exemple.

Quant àl'helvético-améri-cain Mettler-Toledo, il avait amené le système de dimensionnement dynamique CSN950 MultiHead (MH). « Contrairement à la version SingleHead (SH) qui est dotée d'une tête, ce “dimensionneur” en intègre deux et peut travailler sur des volumes de 4 000 x 1 600 x 1 200 mm et des colis défilant à une vitesse de 3,3 m/s (en largeur de 900 mm) », indique Ludovic Talleux, chef de produits chez Mettler-Toledo France. Citons enfin l'allemand Vitronic et son système complet de capture Vicam DWS intégrant la caméra de nou-velle génération Vicam 3S, ou encore son compatriote ifm electronic qui mettait en avant le capteur 3D O3D302, en technologie de temps de vol, le capteur 3D «intelli-gent» avec fonction overlay pour engins mobiles, etc.