Une Formation Pour Techniciens En Alsace

Le 01/11/2012 à 17:00  
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L e 24 octobre dernier, une journée d'information un peu particulière s'est tenue à l'agence de Saint-Louis (Haut-Rhin) du Pôle Emploi. Des personnes en recherche d'emploi, de profil technique bac, bac+2 ou ayant une expérience professionnelle dans le domaine, sont en effet venues postuler pour l'une des quinze places proposées par une nouvelle formation de professionnalisation pour techniciens en maintenance. Son originalité réside dans le fait que ce sont cinq entreprises locales, Cryostar, DSM, Endress+Hauser, Novartis et Sappel, avec l'appui technique du Greta et le soutien financier de Pôle Emploi, de la régionAlsace et les OCPA, qui en sont à l'origine.

« Nous rencontrons actuellement des difficultés à recruter des techniciens en maintenance formés à nos besoins. A cause de l'image négative des filières techniques et du manque d'intérêt pour ces dernières, il y a une pénurie de techniciens », constatent en chœur Didier Walch, directeur du service Clients de Cryostar, Sjef Arets, président de DSM France et Dirk Böhm, directeur général de Novartis France. « Malgré le nombre de personnes au chômage, nous n'arrivons pas à trouver ces profils », insiste Urs Endress, président d'Endress+Hauser France. D'où la volonté de créer une formation interbranche aux métiers de la maintenance.

Cette opération s'inscrit parfaitement dans les missions de soutien et de formation de la Région Alsace. « Cette formation comportera une préqualification de janvier à avril puis d'une qualification de mai à décembre en contrat de professionnalisation dans les entreprises » , explique Pascale Schmidiger, viceprésidente du Conseil régional. « Le Greta assurera l'organisation et le suivi de la formation en partenariat avec la plate-forme technique et les enseignants du Lycée Jean Mermoz de Saint-Louis, ainsi que des formateurs du Greta et des intervenants industriels », explique Sonia Razgallah, directrice déléguée du Greta HauteAlsace.A la fin de l'année, les stagiaires obtiendront une certification de qualification professionnelle interbranche et l'embauche par l'une des cinq sociétés.

Changer l'image négative du métier

Comme le métier de technicien en maintenance revêt aujourd'hui un éventail de facettes bien plus large qu'auparavant, les entreprises ont par ailleurs mis l'accent, dans la formation, sur la pratique de l'anglais, le savoir-être et la culture d'entreprise. « Notre formation est ainsi complémentaire aux formations initiales. Il s'agit de former du personnel opérationnel au bout d'un an, alors qu'il nous en faut plutôt trois pour former et faire monter en puissance un technicien en interne », poursuit Philippe Genevé, responsable Services chez Endress+Hauser France. D'autres entreprises sont intéressées par le projet, ce qui est de bon augure pour la pérennité de la formation…