«Le recyclage des équipem un service complémentaireents électriques devient proposé par les fabricants»

Le 16/06/2016 à 15:00  

Mesures. L'écologie est devenue une préoccupation importante pour les États (voir l'effervescence autour de la COP21 en décembre 2015 à Paris), les entreprises et de nombreuses personnes. Le recyclage, au travers du tri de certains produits, est devenu un geste habituel pour tout un chacun dans la vie quotidienne. Pouvez-vous rappeler quelle est la situation pour les entreprises?

Après le recyclage des emballages puis des piles, la réglementation européenne s'est étendue à l'ensemble des équipements électriques. Et la France est même allée encore plus loin, en mettant en place l'organisation du recyclage pour le textile, par exemple.

Hervé Grimaud. Depuis une vingtaine d'années, la législation évolue que ce soit aux niveaux européen et national. Dans le contexte de la responsabilité élargie du producteur (REP), les met-teurs sur le marché de produits manufacturés ont non seulement la responsabilité de faire de bons produits, de les garantir cinq ou dix ans, mais aussi celle concernant de la fin de vie desdits produits. Le recyclage a d'abord porté sur les emballages (pots de yaourts, par exemple). Les fabricants tels que Coca-Cola, Danone ou Unilever avaient le choix de s'occuper seuls de la collecte et du traitement de leurs emballages ou alors de jouer collectif en se tournant vers un organisme à but non lucratif. Le rôle de cet éco-organisme n'est pas d'assurer la promotion d'un producteur ou d'un autre, et, en France, il agit dans le cadre d'un arrêté ministériel et doit répondre à un cahier des charges très précis (présence d'un représentant de l'Etat dans le Conseil d'administration, par exemple) pour que l'argent perçu soit destiné uniquement à la collecte et au recyclage. Après les emballages, la réglementation européenne s'est étendue aux piles: les fabricants ont ainsi mis en place un réseau de collecte chez les distributeurs vendant des piles et, chaque fois que vous achetez une pile en France, une petite partie du prix est reversée à l'un des deux éco-organismes en charge d'organiser la collecte et le recyclage des piles. Puis ce fut au tour de l'ensemble des équipements électriques d'entrer dans la directive européenne 2002/96/CE du 27 janvier 2003 relative aux déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE). Et la France est même allée encore plus loin, en mettant en place l'organisation du recyclage pour le textile, par exemple.

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