Les robots collaboratifs

Le 12/11/2018 à 13:30  

Depuis quelques années, les cobots, ou robots collaboratifs, font leur entrée dans les usines. Plus flexibles que les systèmes traditionnels, ils promettent de mettre la robotique à la portée du plus grand nombre. Mais de quoi s'agit-il réellement? L'usage concret des cobots n'est pas encore bien connu. « Le collaboratif est un terme très en vogue aujourd'hui , remarque Jacques Dupenloup,responsable des ventes chez Stäubli. De nombreux clients, qui parfois ne s'intéressaient pas à la robotique jusque-là, nous contactent pour savoir ce qu'ils pourraient faire d'un cobot ».

Comment se caractérise un cobot? « Au départ, le robot collaboratif a été conçu pour la proximité avec les opérateurs, rappelle Sylvain Acoulon, consultant sécurité en conception au Centre technique des industries mécaniques (Cetim). Il est donc doté d'une structure allégée, pour réduire les risques en cas de choc. De plus, il intègre des fonctions de sécurité dans son circuit de commande. » Historiquement, le premier modèle de ce type est le LBR de Kuka, qui signifie «Leichtbauroboter» (robot léger). « Mais il est resté très longtemps prin-cipalement un objet de laboratoire, en raison de son prix », rappelle Sylvain Acoulon. Puis Universal Robots est arrivé sur le marché et « a bousculé tout le monde, notamment les fabricants de robots traditionnels », retrace Sylvain Acoulon. « L'entreprise a été créée en 2005 au Danemark , raconte Adrien Poinssot, directeur commercial d'Universal Robots pour la France. L'idée venait de trois docteurs en robotique, qui cherchaient à répondre aux difficultés des usines de production danoises, qui comptent beaucoup de PME. Ils ont pour cela listé un certain nombre de défis à relever pour mettre au point la solution la plus adaptée, quels que soit la taille et le secteur des entreprises ».

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