Les variateurs de vitesse

Le 01/02/2015 à 13:30  

U tilisés dans d'innombrables applications,les moteurs électriques sont de véritables gouffres en énergie. Selon des chiffres fournis par Leroy-Somer, filiale du groupe Emerson, les systèmes d'entraînement (moteurs, motoréducteurs et variateurs) dans leur ensemble consomment quelque 100TW.h d'électricité en France chaque année,soit 23% de la consommation électrique du pays. En 2013, ils ont représenté 33% de la consommation électrique du secteur tertiaire et 70% de celle du secteur industriel. Et au-delà des considérations purement environnementales dont les enjeux sont considérables, cet appétit gargantuesque se traduit par une note salée pour les exploitants de moteurs. Pour un système d'entraînement, il faut notamment savoir que le coût d'achat ne compte en moyenne que pour 3 à 6% du coût total de possession (TCO, Total Cost of Ownership ) alors que cette part monte à 35%, voire même 50% pour les coûts de fonctionnement (principalement la consommation électrique) et entre 40% et 60% pour les coûts liés aux arrêts de production. Autrement dit, rien ne sert de rogner sur le prix d'achat d'un moteur puisque cela ne représente qu'une infime partie de ce qu'il coûtera à l'exploitant tout le long de son cycle de vie. Mieux vaut donc s'orienter vers des solutions permettant de réduire la consommation énergétique globale du système si l'on souhaite un retour sur investissement le plus rapide possible. Et quand on sait que l'on estime à plus de 10 millions le nombre de moteurs de puissance supérieure ou égale à 0,75 kW rien que sur le territoire français, on se dit que l'enjeu est capital.

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