Granulomètres optiques et analyseurs d'images s'associent pour la qualité des produits

Le 03/04/2019 à 14:00  

À la fin du mois de février 2019, digne d'un mois de mai du point de vue de la météorologie, Paris et son agglomération a connu un nouvel épisode de pollution aux particules dont la taille est inférieure à 10µm (PM10). Si tout le monde ne sait pas forcément ce que sont précisément les PM10, la notion de nanoparticules est toutefois désormais entrée dans le langage du grand public, avec aussi le déploiement du dioxyde de titane (TiO2 ), en tant pigment ou de photocatalyseur, dans de nombreux produits et, aujourd'hui, les questions que pose ce type de particules sur la santé.

Sans aller jusqu'à ces échelles nanomé-triques, on n'imagine pas tous les domaines où l'on peut avoir affaire à des particules. « Peptides, molécules, protéines, cacao, ciment, cristaux de neige, sables, et la liste des particules,dont la taille va de quelques dixièmes de nanomètre à plusieurs millimètres, est loin d'être exhaustive , indique Michel Terray, Marketing and Applications Manager EMEA chez Malvern PANalytical. On parle de milieux dispersés ou de suspension en fait, comme le sucre dissout dans le café ou l'argile dans de l'eau de pluie. » Si l'on prend l'exemple du plâtre ou celui des enduits de façade, les fabricants commercialisent des produits selon leur finesse et leurs caractéristiques physiques.

« Plus on connaît les particules,mieux on peut prédire le comportement des matières et des produits finaux », ajoute Olivier Leroux, responsable des ventes Équipe Caractérisation chez Anton Paar France. Ce qui est vrai pour les produits issus de cimenteries ou de carrières l'est encore plus pour les médicaments. « Des particules aux caractéristiques différentes entraînent un temps de dissolution ou une toxicité différente au niveau du médicament. Les industriels ne peuvent pas mettre au point une molécule sans connaître sa taille, sa forme, sa masse volumique, la façon dont elle occupe le milieu – si elle “gonfle”, la molécule réagit différemment », explique Michel Terray (Malvern PANalytical).

Même si les applications sont très larges que ce soit en pharmaceutique, en biotechnologies, en céramiques, en agroalimentaire, en environnement, en cimenteries, etc., le marché de la caractérisation des particules est principalement un marché de remplacement en France.

MSAM University ofWaterloo

C'est d'ailleurs pour cela aussi que la pharmaceutique représente un débouché très important pour les équipements de caractérisation des particules en laboratoire. Pour Olivier Leroux (Anton Paar France), « l'industrie de la chimie tire le marché des analyseurs de particules basés sur les technologies à diffraction laser et à diffusion dynamique de la lumière, juste devant l'industrie pharmaceutique, puis l'agroalimentaire.Une grande partie des ventes ne peut toutefois pas être classifiée, àsavoir celle des laboratoires académiques. » On peut encore citer, parmi les industries utilisatrices, celles liées aux minéraux et à la cosmétique.

La lecture de cet article est payante.
Connectez-vous ou abonnez-vous pour y accéder.

Dans la même rubrique

Copy link
Powered by Social Snap