La surveillance des COV est essentielle pour la réduction des émissions

Le 28/01/2019 à 14:00  

A u cours des dernières décennies, la prise de conscience du potentiel d'émission des Composés organiques volatils (COV) dans les procédés de combustion et/ou utilisant des solvants a considérablement grandi, et des initiatives importantes ont été prises pour réduire l'usage de solvants et contrôler les émissions. Leur réduction repose sur la surveillance, étape essentielle pour développer de meilleures installations de combustion, vérifier la conformité et s'assurer du bon fonc-tionnement des procédés et des équipements mis en œuvre pour l'abaissement des émissions. À l'avenir, si les efforts de réduction atteignent leurs objectifs, il est probable que les limites d'émissions continueront de diminuer et que les exigences en matière de sur-veillance augmenteront.

En règle générale, les COV sont des composés nocifs pour la santé et l'environnement. Ils nécessitent donc une surveillance précise et fiable. Il faut cependant d'abord distinguer deux principaux domaines d'utilisation, à savoir en intérieur et en extérieur, parce que la définition des COV est différente selon le type d'applications. Dans le premier cas, les COV sont des composés chimiques organiques, qui s'évaporent dans des conditions normales de température et de pression à l'intérieur. Certains produits chimiques organiques sont toutefois nocifs pour la peau – ils sont en fait absorbés par cette dernière – et la volatilité des COV permet leur inhalation, ce qui provoque une grande variété d'effets néfastes sur la santé, de la simple irritation jusqu'à la mort.

Dans un environnement extérieur, la principale préoccupation liée aux COV est leur rôle dans la formation de l'ozone, un constituant du smog photochimique. Au niveau du sol, l'ozone est en effet généré lorsque les COV réagissent avec des sources de molécules d'oxygène, telles que les oxydes de nitrates (NOx) et le monoxyde de carbone (CO) présent dans l'atmosphère, en présence de la lumière du soleil. L'ozone peut être nocif pour la santé, en particulier chez les enfants, les personnes âgées et toutes les personnes atteintes de problèmes cardiovasculaires, comme l'asthme ou la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). L'ozone troposphérique peut également avoir des effets néfastes sur la végétation et les écosystèmes sensibles. En environnement extérieur, les COV sont généralement définis comme tous les composés organiques émis par des processus non naturels et ayant un potentiel de création photochimique en ozone. Cela correspondant généralement à un composé organique libéré dans l'atmosphère par l'usine ou le procédé d'un exploitant, en excluant les rejets d'origine naturelle provenant des alentours de l'installation et du méthane (CH4 ).

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