«Le législateur réfléchit à la manière de réglementer tous les équipements high-tech»

Le 01/09/2015 à 14:00  

A l'image de l'utilisation d'un appareil de pesage sur le site du Tricastin (France), les opérations de pesée sont considérées comme le plus vieux métier du monde. Si les usages réglementés, avec leurs normes et réglementations, ont, jusqu'à récemment, représenté la très grosse part du marché, les applications hors métrologie légale prennent de plus en plus de poids dans l'industrie…

Areva

Mesures.Dans le domaine de la métrologie légale, à savoir le pesage dans le cadre d'un usage réglementé,quelles ont été les principales évolutions ces dernières années?

Alain Renaud. Il vient d'y avoir une refonte des directives européennes en 2014 lesquelles seront en application au début 2016 dans le but d'harmoniser l'ensemble des directives, et qu'elles soient toutes structurées de la même façon. Cette harmonisation s'inscrit dans une stabilisation des acquis et des besoins et une uniformisation des différentes réglementations de pesage en cours depuis quelques années. Vous savez qu'il existe le pesage statique et le pesage dyna-mique. Les législateurs ont mis plusieurs années pour harmoniser les présentations et les exigences des directives européennes entre ces deux grandes familles d'instruments de pesage. Ces directives s'appuient sur des recommandations de l'Organisation internationale de métrologie légale (OIML). Une autre évolution, cette fois toute récente, concerne notre fameuse norme NF EN 45501 «Aspects métrologiques des instruments de pesage à fonctionnement non automatique», dont la version 2015 vient de sortir au mois de juin dernier. Il s'agit principalement d'une recopie de la recommandation OIML R76 pour les instruments de pesage à fonctionnement non automatique (IPFNA). Si l'on remonte à une dizaine d'années en arrière, les autres évolutions ont été le renforcement technique des contraintes vis-à-vis de la tenue des instruments de pesage aux perturbations électromagnétiques, pour justement faire face à toutes les perturbations nouvelles que peut créer par exemple un réseau de téléphones portables. Il y a sept ou huit ans, les exigences en termes de Compatibilité électromagnétique (CEM) ont en effet imposé la tenue d'un champ magnétique de 10V/m,au lieu de seulement 3V/m avant, avec des fréquences de perturbation qui s'élèvent jusqu'à 2GHz (elles s'arrêtaient à 1GHz jusque-là).

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