La Gestion Des Mmri Passe Par Un Suivi Renforcé

Le 01/04/2013 à 14:00  

Il y a un petit peu plus de deux ans, le 11 mars 2011 précisément, se produisait le séisme à l'origine de l'accident nucléaire à la centrale japonaise de Fukushima Daiichi. La gestion et la maîtrise des risques industriels, qu'ils soient nucléaires, pétrochimiques ou autre, sont un sujet qui, à coup sûr, enflamme les débats et fait se poser pas mal de questions… Entre les échéances réglementaires, le besoin de qualification du personnel dans les entreprises, et non plus seulement chez les fabricants et dans les bureaux d'études, la montée en puissance de référentiels différents, etc., les industriels sont demandeurs d'informations pertinentes et à jour pour être en conformité avec les exigences en termes de gestion et de maîtrise des risques, exigences dont le respect est contrôlé par la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dréal).

Il est vrai qu'un accident majeur survenant dans un site industriel classé Seveso (di-rectiveeuropéenne 96/82/CE, dite directive Seveso) peut avoir des conséquences dramatiques pour l'entreprise et pour la population habitant aux alentours. C'est la raison pour laquelle, suite à des accidents industriels majeurs déjà survenus, le gouvernement français a décidé d'une politique de prévention des risques technologiques, dont est issue une réglementation. Elle a pour but la prévention des accidents majeurs impliquant des substances ou des préparations dangereuses présentes dans certaines catégories d'Installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) soumises à autorisation, ainsi que la maîtrise de l'urbanisation autour des sites industriels.

Afin de mettre en œuvre leur plan de modernisation, les industriels peuvent s'appuyer sur le guide méthodologique DT93. Faisant référence à la norme IEC 61511 et à la méthode d'évaluation des barrières techniques de sécurité O 10, il porte plus particulièrement sur la gestion et la maîtrise du « vieillissement » des MMRI.

DR

La Directive dite Seveso du 24 juin 1982 a été initiée par les états européens suite à l'accident survenu six ans plus tôt dans la plaine lombarde, en Italie –Seveso est l'une des quatre communes touchées. L'arrêté ministériel (AM) du 10 mai 2000 est la transposition en droit français de la directive européenne, modifié ensuite par celui du 29 septembre 2005. Dans ce nouvel arrêté ministériel, plusieurs points ont été ajoutés l'introduction du couple “Probabilité d'occurrence”/“Gravité des conséquences sur les personnes” (gravité qui se range en “Désastreux”, “Catastrophique”, “Important”, “Sérieux” et “Modéré”), le positionnement sur la grille conduisant à l'élaboration du Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) et la réduction à la source des effets et la demande de les maîtriser par des Mesures de maîtrise des risques (MMR).

Un accident majeur survenant dans un site industriel classé pouvant avoir des conséquences dramatiques pour l'entreprise et la population, une politique de prévention des risques technologiques a été mise en place par le gouvernement il y a plusieurs années. La réglementation qui en découle a pour but la prévention des accidents majeurs dans certaines catégories d'ICPE soumises à autorisation et la maîtrise de l'urbanisation autour des sites.

Emerson Process Managment

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