La Norme Iso50001 Mise En Pratique

Le 01/01/2013 à 14:00  

Les cordonniers ne sont pas toujours les plus mal chaussés. Pour preuve, Le Hive, siège social de Schneider Electric, a été le premier bâtiment au monde à obtenir la certification ISO50001 en juin 2011, suivi en février 2012 par cinq sites grenoblois du groupe français dédiés à des activités tertiaires, de production et de R&D. La norme internationale ISO50001, “Systèmes de management de l'énergie: exigences et recommandations de mise en œuvre”, vise l'amélioration de la performance énergétique de toute organisation. Ainsi en s'y conformant sur ses différents sites,Schneider Electric vise à conforter son statut de spécialiste de la gestion d'énergie. « Nous démontrons notre savoir-faire en matière d'efficacité énergétique et montrons par l'exemple notre capacité à maîtriser nos consommations en exploitant nos propres équipements techniques en condition opéra-tionnelle. Cette norme représente un véritable écrin pour nos solutions. Nos sites certifiés sont la preuve de notre engagement dans ce domaine et du fonctionnement des outils que nous pouvons proposer à nos clients pour qu'ils tirent le meilleur parti de leur énergie», rapporte Gilles Simon, responsable environnement/énergie des sites français de Schneider Electric et qui a porté le projet de certification ISO50001 du Hive.

L'essentiel

La norme ISO50001 “Systèmes de management de l'énergie: exigences et recommandations de mise en œuvre” a été publiée en juin 2011.

Le Hive, siège social de Schneider Electric situé à Rueil-Malmaison (92) a été le premier bâtiment au monde certifié.

Cinq sites du groupe français ont également obtenu leur certification en février 2012.

La certification ISO50001 de ses agences commerciales en France et de ses autres sites dans le monde devrait suivre.

Le groupe ne compte pas s'arrêter là puisqu'il s'agit d'une norme internationale qui peut être utilisée telle quelle dans tous ses établissements dans le monde. Objectif de son programme Connect 2011-2014: 20 sites de production ou commerciaux certifiés (notamment en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis) et une réduction de 10% de la consommation énergétique. « Cet objectif sera largement atteint puisque les 20 sites français seront bientôt certifiés selon la norme ISO50001», rapporte Gilles Simon. Schneider Electric a d'ailleurs l'habitude de procéder à la certification de ses sites partout dans le monde. De fait, fin 2011, 70% des collaborateurs du groupe travaillaient dans un établissement certifié ISO14001 (norme la plus utilisée de la série de normes ISO14000 concernant le management environnemental).L'ISO50001 est justement similaire à l'ISO14001 sur de nombreux aspects (documentation, audit, revue de direction, bilan de l'année écoulée et objectifs). Elle s'intègre donc très bien à l'ISO14001. Lorsqu'une entité est certifiée ISO14001, elle peut aller facilement et à moindre coût vers la certification ISO50001. « Etant déjà structurée pour travailler dans un système de management, il ne lui restera que 20 % à 30 % du chemin à parcourir pour y parvenir » , assure Gilles Simon. « Concernant la structure documentaire et l'organisation, les méthodologies proposées par les deux normes étant semblables, on gagne beaucoup de temps. Mais l'ISO50001 offre un cadre structurant en matière de gestion d'énergie et va bien entendu plus loin du point de vue de l'efficacité énergétique. En s'y intéressant, on découvre des pans entiers que l'on ne trait pas », poursuit Paul Guyot, responsable maintenance énergie et environnement d'Electropole, centre R&D mondial pour les solutions d'efficacité énergétique de Schneider Electric qui fait partie des cinq sites grenoblois certifiés ISO50001 en 2012 (certifié ISO140001 depuis 2008 et inauguré en 2005, il rassemble cinq laboratoires sur 33 000 m 2 et accueille près de 2000 ingénieurs et techniciens).

L'Electropole est le centre R&D mondial pour les solutions d'efficacité énergétique du groupe français. Il fait partie des cinq sites grenoblois certifiés ISO50001 en 2012. Certifié ISO140001 depuis 2008 et inauguré en 2005, il rassemble cinq laboratoires sur 33 000 m 2 et accueille près de 2000 ingénieurs et techniciens.

Photos : Schneider Electric

Direction et collaborateurs impliqués

La direction doit être impliquée sur la question au plus haut point. Elle doit prouver son engagement dans l'amélioration permanente de son Système de management de l'énergie en définissant, et maintenant une politique énergétique, en nommant un responsable et une équipe énergie, en fournissant les ressources ad-hoc, en sensibilisant le personnel à l'importance du management de l'énergie,en considérant les performances énergétiques sur du long terme… Les collaborateurs de l'entreprise travaillant dans le bâtiment certifié doivent aussi être partie prenante du projet. « Se mettre à dos les résidents est contre-productif pour l'efficacité énergétique. Il y a un compromis à trouver avec le maintien d'un bon niveau de confort », souligne Paul Guyot, Energy Manager d'Electropole.

Toute démarche en vue de la certification ISO50001 doit démarrer par un état des lieux et un diagnostic énergétique: analyse des factures et comptages ponctuels. Pour Electropole, une campagne de diagnostic a été conduite par des experts de Schneider Electric pendant 6 jours.

Toute démarche en vue de la certification ISO50001 doit démarrer par un état des lieux et un diagnostic énergétique. Il faut également mettre en place un plan de comptage et de supervision structuré. A l'Electropole, 80 compteurs relèvent les consommations.

A ce niveau des découvertes intéressantes peuvent déjà apparaître : au Hive par exemple, lors du diagnostic, il a été identifié que le système de renouvellement de l'air était dimensionné pour 8000 occupants alors que le bâtiment en accueillait 1800! Ce qui représente un gisement d'économie important en matière de chauffage, de ventilation, de conditionnement d'air et de consommations d'électricité. La mesure des consommations doit être effectuée par zones homogènes et par usage d'énergie. Cependant, il ne suffit pas d'installer des compteurs. Il faut également mettre en place un plan de comptage et de supervision structuré. La norme ISO50001 demande par ailleurs la mise sous contrôle du comptage.Au Hive, où 150 compteurs sont installés, les auditeurs ont réclamé des informations sur la fiabilité et la répétabilité des mesures. « Leur demande nous a pris de court. Nous avons dû demander à EDF et GDF de mener des tests de répétabilité sur leurs compteurs », se souvient Gilles Simon. Il s'est avéré également possible d'assurer une certaine redondance entre les différents niveaux de comptage (valeur mesurée par le compteur d'entrée doit être égale à la somme des valeurs relevées par les compteurs suivants). A Electropole, suite à la phase de diagnostic énergétique, ce sont 70 compteurs qui sont venus compléter la dizaine de compteurs installés à l'origine dans le bâtiment.

A l'issue de ces audits et de ces campagnes de comptage, il faut définir les actions qui doivent être conduites pour atteindre les objectifs d'économie que l'on se fixe. Elles concernent trois domaines: l'efficacité thermique du bâtiment (vitrage, isolation, etc.), l'efficacité énergétique active (piloter et mesurer au mieux un bâtiment) et l'efficacité comportementale des résidents. Selon Paul Guyot, 30% d'économie d'énergie sont accessibles en agissant sur trois leviers: installation de dispositifs efficaces (10 à 15%), optimisation des usages au travers du contrôle (5 à 15%), surveillance et maintenance (2 à 8%). Mais il faut être très attentifs car ces gains peuvent être rapidement perdus en cas d'arrêts non planifiés et non maîtrisés des équipements, de défaillance du contrôle et de la régulation (moteurs, chauffage) et de dérive dans le comportement et la sensibilisation des occupants. Ainsi, jusqu'à 8% d'énergie par an peuvent être perdus sans une solution d'énergie management et une maintenance des installations et jusqu'à 12% d'énergie par an sans un système GTB (Gestion technique du bâtiment). « Les outils de surveillance sont essentiels. Pour atteindre les objectifs de réduction des consommations, on est obligés de rester actifs sur le sujet et de s'améliorer en permanence », observe Paul Guyot.

Toutes les actions menées dans le cadre de l'amélioration des performances énergétiques ne peuvent être efficaces que si elles s'accompagnent d'une sensibilisation des collaborateurs à ces problématiques. A l'entrée de l'Electropole, sur un grand écran, sont affichées les consommations énergétiques, l'objectif annuel, le niveau d'économie réalisé à ce jour…

Une surveillance multisite

Schneider Electric affiche la volonté d'engager partout des actions d'économie d'énergie et vise une réduction des émissions de CO2 de plus de 50000 tonnes/an sur l'ensemble de ses sites tertiaires, industriels, logistiques… Pour ce faire le groupe français a mis en place un système de surveillance local associé à un dispositif de collecte et de supervision de données au niveau national ( Struxtureware Energy Operation ) associé à un outil d'analyse des factures énergie ( Struxtureware Resource Advisor ). Des réunions entre les responsables “énergie” des différents sites français sont organisées afin de partager idées et bonnes pratiques.

«Un responsable système énergie multisite dit Energy champion supervise cinq responsables “énergie”. Il a accès aux données et documents relatifs àlagestion énergétique (graphiques,tendances,etc.) et dispose ainsi d'une visualisation globale» , détaille Gilles Simon, responsable environnement/énergie des sites de Schneider Electric en France.

A terme, il faut aussi prendre en compte la performance énergétique des équipements dans les processus achats. Cette notion devient un critère de choix auprès des fournisseurs (imprimantes, photocopieuses, outils de production). La consommation des matériels (en fonctionnement et en mode veille) doit être comparée à celle des machines à remplacer. Cependant certains équipements tels que les enceintes climatiques, nombreuses à Electropole, doivent répondre en priorité à des normes spécifiques. Le responsable “énergie” aura un droit de regard lors de leur choix concernant les aspects liés à leur consommation mais il ne pourra pas intervenir sur leur cycle de fonctionnement, la durée des essais et les niveaux de température appliqués. « Je peux tout au plus demander qu'un essai de trois jours soit préférentiellement réalisé le week-end », précise Paul Guyot.

Hiérarchiser les actions à mener

L'intégration des exigences énergétiques dans un processus d'achat est cependant un travail de longue haleine. Les décisions d'achat de certains équipements sont prises localement (groupe froid par exemple), d'autres au niveau national, européen (PC notamment) ou encore mondial.Il faut donc qu'à tous ces niveaux les responsables des achats soient concernés par les problématiques énergétiques. « L'intégration de procédures d'achat conformes à la norme doit sans doute poser moins de difficulté dans les PME », note Gilles Simon.

Les actions à mener doivent être hiérarchisées en fonction des économies d'énergie potentielles qu'elles peuvent procurer. Il faut qu'elles s'inscrivent dans une démarche structurée conduisant à un processus d'amélioration continue. Après le diagnostic et le comptage vient la phase de mise en place de solutions d'efficacité énergétique: isolation, rupture des ponts thermiques, équipements à faible consommation, correction du facteur de puissance, etc.

Mais d'autres actions peuvent être menées. A Electropole, il s'est par exemple avéré que le réseau d'air comprimé délivrait une pression de 8,5 bars alors que 7 bars étaient suffisants. La puissance du compresseur d'air a été changée pour obtenir une pression de 7,5 bars et ainsi conserver une marge de sécurité. De plus, un registre a été placé dans le circuit d'évacuation des calories pour que durant l'été, l'air soit évacué à l'extérieur du bâtiment et en hiver l'air chauffé soit renvoyé dans les Labos lourds. Un compteur spécifique a par ailleurs été installé pour surveiller sa consommation.

Dans les locaux où s'effectuent les tests d'endurance électrique, la lumière va être commandée par un système d'allumage automatique. Des contacteurs vont être placés sur les portes qui doivent rester ouvertes quand les techniciens pénètrent dans les locaux pour y effectuer un contrôle. De même, le personnel technique avait tendance à activer systématiquement le dispositif d'accélération de l'évacuation d'air en rentrant dans la salle. « On a dû leur rappeler que le système ne devait être actionné qu'en présence de fumée », se souvient Paul Guyot.

Une gestion efficace de l'énergie passe aussi par une maintenance des installations bien organisée et pilotée par un logiciel GMAO. Un tel logiciel propose des outils de maintenance préventive, de gestion, des stocks ou des interventions. Il délivre une vision de l'ensemble des équipements du site. La GMAO orchestre les opérations. Les 860 filtres du réseau d'air conditionné du bâtiment sont par exemple changés tous les six mois à un an. Leur obstruction entraînerait des surconsommations. Les moteurs d'évacuation d'air doivent également être régulièrement surveillés car leur dysfonctionnement peut également entraîner des surconsommations.

Grâce aux différentes actions conduites dans les bureaux, les laboratoires et l'allée centrale, en 2011, la consommation d'énergie de l'Electropole a été réduite de 10,5 %. En 2012, après cinq ans de management de l'énergie, le seuil des 30 % a été dépassé.

Autre outil indispensable à la maîtrise des dépenses énergétiques: une solution de gestion technique du bâtiment (GTB). « Grâce à la GTB mise en place en 2007, en ajustant les consignes et les cycles de fonctionnement, on peut optimiser quasiment au quotidien les consommations de l'éclairage et des installations de chauffage et de climatisation », indique Paul Guyot. La GTB autorise l'optimisation des consommations par l'automatisation et la régulation. Mais un tel outil doit être associé à une solution d'énergie management. Ensemble, ces deux systèmes constituent deux leviers de pilotage essentiels pour optimiser les consommations (efficacité énergétique active). « Grâce à la solution d'énergie management que nous avons déployée à Electropole, et les données précises qu'elle fournit concernant la performance énergétique,je sais désormais sur une journée quand et comment l'énergie est consommée dans les diverses

parties du bâtiment. Ce système fournit une vision détaillée de l'évolution des consommations des équipements et le cadre structurant de l'ISO50001 nous permet d'aller au fond des choses », insiste Paul Guyot.Cette solution d'Energie Management propose en effet des outils d'analyse et de visualisation des puissances consommées ainsi que divers indicateurs délivrés par zone et par usage. Il rend possible une surveillance précise et la réalisation de diagnostics. Les équipes techniques peuvent détecter des consommations résiduelles et s'assurer de leur utilité. C'est notamment le cas des blocs de signalisation qui s'autotestent et se rechargent durant la nuit ou les automates de programmation de l'éclairage qui doivent rester sous tension puisque ce sont eux qui déclenchent l'alimentation. Mais ce n'est pas toujours le cas. Ainsi, une consommation résiduelle importante (5000 W) des ventilateurs installés dans les plafonds de la principale allée de circulation d'Electropole (baptisée L'avenue) a pu être décelée. Il s'est avéré que les contacteurs qui les alimentaient étaient fermés en permanence. Une fois ceux-ci remplacés, la consommation résiduelle est retombée à zéro. Grâce au comptage et aux informations fournies, le cycle de fonctionnement des ventilateurs installées dans les plafonds de L'avenue a pu être optimisé. «Au départ on pensait qu'il fallait actionner les ventilateurs à partir de minuit, après quelques essais à différents horaires, ils fonctionnent désormais à partir de 7 h le lundi et 8 h les autres jours de la semaine sans que le confort du lieu en pâtisse alors qu'ils tournaient auparavant 24 h sur 24 », se souvient Paul Guyot. Dans le même esprit, le réglage de la climatisation et du chauffage s'effectue aujourd'hui pendant le week-en-den fonction des prévisions météo. Le tout en préservant le confort des usagers.

L'ISO50001 en bref

L'ISO50001 donne les lignes directrices pour développer une gestion méthodique de l'énergie afin de privilégier la performance énergétique. A partir d'un diagnostic énergétique initial, l'organisme conforme à la norme définit ses cibles énergétiques et établit un plan de comptage de l'énergie. Un système de management respectant les exigences de cette norme permet de réaliser des économies d'énergie et de réduire les coûts à court terme, et de maintenir la performance dans le temps. Une entreprise, une collectivité ou toute autre organisation a la possibilité de faire reconnaître sa démarche par un organisme tierce partie et indépendant. Celui-ci vérifie sur place la conformité à la norme et délivre, le cas échéant, un certificat ISO50001.

Le système de management de l'énergie fournit une vision détaillée de l'évolution des consommations des équipements et propose des outils d'analyse et de visualisation des puissances consommées ainsi que divers indicateurs délivrés par zone et par usage du site.

Par ailleurs, quelques zones qui demeuraient éclairées la nuit ont été identifiées. « On se doutait par exemple que des lumières restaient allumées dans les laboratoires où sont conduits les tests d'échauffement et du pouvoir de coupure électrique ainsi que les essais en enceintes climatiques, mais avec notre solution d'énergie management, on a su quel niveau de consommation cela représentait et on a vu que c'était important de s'y attarder pour réaliser des économies », rapporte Paul Guyot. Un système de contrôle automatique de l'éclairage a donc été installé dans ces laboratoires. Dans les zones de bureaux de type open space , l'extinction des lumières se fait désormais à 19h contre 20h30 auparavant avec la possibilité de rallumer l'éclairage manuellement dans la zone concernée pendant une demi-heure. « On a tenté l'expérience à 18 h 30 mais les réactions ont été trop vives », note Paul Guyot. Ces actions portent d'autant plus leurs fruits durant les trois mois d'hiver pendant lesquels l'électricité coûte dix fois plus chère qu'aux heures creuses d'été. Si bien que dans L'avenue deux zones d'éclairage sur cinq sont aujourd'hui éteintes dès 18h30.

Informations des usagers

Toutes les actions menées dans le cadre de l'amélioration des performances énergétiques ne peuvent être efficaces que si elles s'accompagnent d'une sensibilisation des collaborateurs à ces problématiques. Des campagnes d'information et de formation, ainsi que des animations, leur sont donc proposées. Des tableaux de bord et des analyses sont accessibles par tous les occupants via des pages web. A l'entrée d'Electropole sur un grand écran sont affichées les consommations énergétiques, l'objectif annuel, le niveau d'économie réalisé à ce jour… Ces informations se retrouvent dans 15 vitrines placées dans différents points du bâtiment qui complètent celles concernant l'eau, les déchets, le papier… Y sont également rappelés des conseils comportementaux pour s'assurer de leur collaboration écoresponsable.

De plus, le responsable “énergie” s'appuie sur 15 correspondants parmi le personnel qui lui servent de relais et qui remontent des informations concernant l'environnement et l'énergie. Ils se réunissent plusieurs fois par an et échangent des idées d'améliorations possibles. L'une des dernières en date: la programmation des vidéoprojecteurs des salles de réunion via le système GTB pour les éteindre automatiquement à 20h30.

Toutes ces actions ont largement porté leurs fruits. En 2011, l'objectif d'économie d'énergie avait été fixé à 6 % il a atteint 10,5%. En 2012, en 5 ans de management de l'énergie, avec 34% d'économie, le seuil des 30% sera dépassé.

Si l'on considère les cinq sites du bassin grenoblois, les résultats sont tout aussi probants en matière d'efficacité énergétique. Leur consommation a baissé en 2011 de 5 850 MWh comparée à celle de l'année 2007, soit une économie de 400 ke et l'émission de 667 tonnes de CO2 évitée. En gains cumulés sur 4 ans, leur consommation a été réduite de 15100MWh (-27%), la facture allégée de 1030ke et l'émission de 1720 tonnes de CO2 ont été évitées. Le gain obtenu sur quatre ans correspond à une année de consommation d'Electropole. « Ce qui est colossal ! », s'enthousiasme Paul Guyot. Trouver et améliorer le bon indicateur de performance énergétique selon les zones et leur usage reste le challenge à relever en permanence, malgré les changements d'organisation, de travail, de production… Mais c'est tout le sens de la démarche ISO50001.