La spectrométrie Raman sort (enfin) du laboratoire

Le 01/03/2016 à 14:00  

E ntre l'introduction des analyseurs portables Mira par le suisse Metrohm ( voir Mesures n° 871 et 878 ) et Progeny et ResQ de Rigaku Analytical Devices (entité américaine du japonais Rikagu), par exemple, ou encore le rachat de l'américain Kaiser Optical Systems par le groupe suisse Endress+Hauser en novembre 2013 et le rachat de l'américain Ahura Scientific par son compatriote Thermo Fisher Scientific en 2010, la technologie Raman a fait l'actualité ces derniers temps. Pour les techniciens et responsables de laboratoire, qui connaissent bien cette méthode spectroscopique, il n'y a rien d'étonnant à ces annonces; mais, pour tous les autres industriels, c'est plutôt les différents signes d'une tendance de fond qui est en train de se produire. Comme nous allons le voir, la technologie Raman n'est sortie des laboratoires que depuis quelques années seulement, et encore principalement sous la forme d'appareils portables. Les analyseurs de process, eux, restent pour l'instant très rares… Remontons tout d'abord une centaine d'années en arrière pour faire un point historique. L'existence de l'effet Raman a d'abord été démontrée d'un point de vue théorique par le mathématicien autrichien Adolf Smekal en 1923. Cinq années supplémentaires auront été nécessaires pour que le physicien indien C.V Raman mette au point une mé-thode spectrographique très perfectionnée pour l'époque pour observer expérimentalement cet effet. C.V. Raman a reçu en 1930 le prix Nobel de physique pour cette découverte et a laissé son nom à cet effet de diffusion de la lumière par la matière.A la fin des années 1930, la spectroscopie Raman était devenue la principale méthode d'analyse chimique non destructive.

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