La supervision est prête pour l'usine du futur

Le 16/03/2018 à 14:00  

La supervision n'est plus cantonnée en pied de machine ou aux salles de pilotage. Elle est désormais reliée à l'ensemble du système informatique de l'entreprise, jusqu'à des applications délocalisées en cloud.

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A odes d'utilisation des logiciels se l'heure de l'industrie 4.0, comment la supervision trouve-t-elle sa place dans les systèmes informatiques des usines ? Comment ses fonctions s'intègrent-elles dans un environnement où les équipements sont de plus en plus intelligents, et où les logiciels proposent de plus en plus de nouvelles fonctions? Si la supervision garde un périmètre fonctionnel bien défini, il lui arrive de partager certaines tâches avec d'autres applications. Elle tire également profit des nombreuses évolutions techniques que l'on retrouve dans l'industrie, et en particulier la mobilité. « Les différents logiciels de supervision sont assez semblables », estimeVincent Quillet, fon-dateur et gérant d'Asalog, intégrateur et développeur. « Leur histoire est la même, ils ont évolué depuis environ 25 ans,et doivent s'adapter aux technologies récentes, comme le HTML5, les objets connectés ou le cloud, et remettre en question leur façon de commercialiser les licences », résume-t-il.

À quoi sert la supervision? Est-ce la même chose qu'un SCADA? Cet acronyme anglophone (Supervisory Control And Data Acquisition) désigne un système de supervision, de contrôle et d'acquisition des données. Les deux termes recouvrent généralement les mêmes fonctionnalités, bien que l'on préfère parfois parler simplement de « supervision » en français. Le terme SCADA est donc plus précis. « La super-vision est parfois abordée comme une simple interface homme-machine (IHM),tandis que le SCADA implique des fonctions plus larges , note Antonio Gil, responsable du service clients chez Codra, éditeur du logiciel Panorama. Mais le choix du mot est avant tout une question d'usage. » « Le terme anglais est plus proche du rôle réel de l'outil , ajoute Philippe Allot, PDG d'Ordinal Software, qui propose la plateforme COOX. Le mot supervision insiste sur l'aspect visualisation, en oubliant la possibilité d'envoyer des données aux automatismes, sous forme de recettes, ou autres. Cependant, tous les clients n'utilisent pas ces fonctions ».

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