Norme ISO 50001 : les bénéfices l'emportent sur les inconvénients

Le 26/04/2017 à 14:00

DR L'ISO 50001 est intéressante pour les entreprises grandes consommatrices d'énergie (sidérurgie, chimie, pétrochimie, pétrole et gaz, sidérurgie, etc.) pour lesquelles l'énergie est au cœur de leur activité. Mais elle gagne également d'autres secteurs comme l'agroalimentaire, les hôpitaux, le tertiaire…

A ujourd'hui, la réduction des gaz à effet de serre et de la consommation d'énergie est largement reconnue comme une nécessité par bon nombre d'industriels. Étant donné que la demande mondiale en énergie ne cesse de croître et que les réglementations environnementales sont de plus en plus contraignantes, des initiatives visant à optimiser l'efficacité énergétique sont essentielles. Mais en dehors de ces considérations, les industriels ont également un intérêt financier à se lancer dans une gestion efficace de l'énergie qu'ils consomment, en particulier dans les secteurs manufacturiers très énergivores tels que l'industrie de la chimie, de la pétrochimie, du pétrole et du gaz, de la sidérurgie, de la cimenterie, etc. Dans ces domaines, l'énergie correspond généralement au poste de dépense le plus élevé, après celui des matières premières. Et si une politique efficace de gestion de l'énergie peut conduire à des réductions substantielles de la consommation énergétique d'une raffinerie ou d'une usine pétrochimique, on conçoit aisément qu'il sera possible de faire progresser la marge d'exploitation de l'entreprise, voire de faire la différence entre une société rentable et une autre qui ne l'est pas, particulièrement dans des domaines où les marges sont faibles. « Même si une entreprise va mal au plan financier, cet effort permet de limiter la casse, souligne Catherine Moutet, responsable d'Afnor Énergies au sein du groupe Afnor . Si par exemple le budget énergie d'une entreprise représente 10 % du chiffre d'affaires et la marge 2 % du CA, alors une diminution de 10 % du budget énergie équivaut à une augmentation de 50 % de la marge brute. » L'efficacité comme moteur de la compétitivité de l'entreprise ? Oui, mais pas seulement. Les entreprises qui sont économes en énergie se distinguent de celles qui le sont moins par leur engagement à placer et à intégrer l'efficacité énergétique au cœur de leurs activités. De quoi véhiculer l'image d'une société responsable, soucieuse de l'environnement et désireuse de soigner sa compétitivité. « Lorsque Carrefour a diffusé le communiqué de presse sur sa certification ISO 50001, son action en Bourse a grimpé. Le groupe a ainsi gagné en confiance sur les marchés financiers, car il maîtrise son risque lié au poste énergie », relate ainsi Catherine Moutet.

L'ISO 50001 au cœur de l'efficacité énergétique

Au cœur de l'efficacité énergétique se trouve en effet la norme ISO 50001. Publiée en juillet 2011, cette norme internationale basée sur le volontariat s'inspire de la norme européenne EN 16001 et fournit aux entreprises et organismes qui souhaitent s'inscrire dans une démarche éco-énergétique, une méthodologie opérationnelle qui vise à améliorer en continu la performance énergétique d'une entreprise ou d'un site industriel, cette performance étant définie comme tout résultat mesurable lié à l'efficacité énergétique, à l'usage énergétique et à la consommation énergétique.« Il s'agit d'une norme basée sur la recherche de la performance énergétique continue et qui s'appuie sur des mesures chiffrées, donc sur du concret », précise Catherine Moutet.

L'intérêt de cette norme qui ne réclame pas de procédure documentée, réside dans l'apport d'une méthodologie qui permet la mise en œuvre des stratégies énergétiques des entreprises et d'atteindre les objectifs de performance fixés. Cela implique de réaliser une « revue » énergétique, c'est-à-dire d'analyser les consommations selon la nature de l'énergie (électricité, mais également gaz,vapeur,chaleur,air comprimé, carburants, géothermie, solaire thermique, photovoltaïque…), à la fois pour la période actuelle, mais aussi pour une période passée représentative et pour le futur. Ces consommations sont ensuite réparties par usage (éclairage, chauffage, ventilation, transport interne, machines de production,infor-matique…). L'entreprise doit alors déterminer, suivant des critères qui lui sont propres, donc non imposés par la norme, quels sont les usages énergétiques et les postes sur lesquels existent des potentiels d'économies significatifs dans le cadre d'une approche globale de l'utilisation finale de l'énergie. Une fois répertoriés et hiérarchisés les potentiels d'amélioration de la performance énergétique, l'entreprise peut alors élaborer et mettre en œuvre des plans d'action pour améliorer son système de gestion de l'énergie, comme par exemple un plan de mesurage et de comptage,un programme de formation et de sensibilisation des salariés, etc. Mais contrairement à ce que l'on pourrait penser par rapport à une norme qui se fonde sur la mesure de la performance énergétique, il n'y a aucun objectif chiffré d'économie d'énergie imposé dans l'ISO 50001, son but étant d'apporter aux entreprises visant cette certification une méthodologie pour gérer les consommations de sorte à améliorer les performances de façon continue. « La norme ne fixe donc aucun niveau de performance initiale ni de performance à atteindre », confirme Catherine Moutet.

Bien qu'elle soit une norme d'organisation et n'impose pas d'objectifs chiffrés en termes d'économies d'énergie, l'ISO 50001 intègre néanmoins deux obligations de moyens, à savoir désigner un représentant de la direction compétent pour gérer le projet, et instaurer un système de mesure d'énergie adapté à la taille et à la complexité de l'entreprise ou du site. Les moyens technologiques à mettre en œuvre peuvent aller de simples compteurs pour les entreprises et sites les plus modestes, jusqu'à des systèmes complets de surveillance et de mesure raccordés à une application logicielle capabledeconso-lider les données et de procéder à une analyse automatique, dans le cas de grands groupes (voir, entre autres, Mesures n°872 pp. 36-39 et n°877 pp. 62-70). Là encore, la norme n'impose aucunement à l'entreprise de choisir tel ou tel appareil de mesure, telle ou telle application logicielle, ou telle ou telle méthode de mesure. Le choix incombe à l'entreprise seule.

Une norme qui touche de nouveaux secteurs

L'ISO 50001 est relativement prisée dans les entreprises grandes consommatrices d'énergie comme dans les secteurs de la sidérurgie, de la chimie, de la pétrochimie, du pétrole et du gaz, de la cimenterie pour lesquels l'énergie est au cœur de leur activité. Cette norme promet également des économies d'énergie substantielles dans l'industrie agroalimentaire. Mais elle gagne également des secteurs non manufacturiers, tels que les hôpitaux ou bien encore les entreprises du tertiaire. Les grandes entreprises de l'Union européenne sont également les plus enclines à solliciter une certification ISO 50001. En effet, l'Union européenne impose depuis quelques années que les entreprises au-delà d'une certaine taille (entreprises de plus de 250 salariés ou cumulant un chiffre d'affaires annuel supérieur à 50 millions d'euros et un bilan annuel supérieur à 43 M€) fassent l'objet d'un audit énergétique effectué de manière indépendante et rentable par des experts qualifiés et/ou agréés et permettant d'identifier les gisements d'économie possibles (article 8 de la directive 2012/27/UE). Cet audit est renouvelable tous les quatre ans. Or les entreprises certifiées ISO 50001, quelle que soit leur taille, sont exemptées de cette obligation d'audit énergétique régi par la norme NF EN 16247 car l'ISO 50001 oblige à un contrôle continu des consommations d'énergie, et fournit des méthodologies de management énergétique et d'amélioration continue. La réglementation française fixait au 5 décembre 2015 la première échéance pour que toutes les entreprises répondant aux critères cités ci-dessus réalisent l'audit en question, échéance qui a ensuite été repoussée au 30 juin 2016 par le ministère de l'Énergie, de l'Environnement et de la Mer. Ce report a ainsi permis de laisser davantage de temps aux 10000 structures concernées en France pour se conformer à la loi. Une sage décision sachant que la norme NF EN 16247 impose à ces entreprises et organismes de réaliser une étude portant sur 65 à 80 % de leurs factures d'énergie (carburant inclus), pour les dépenses liées au transport, aux bâtiments et aux procédés industriels, et qu'en cas d'infraction, les pénalités peuvent atteindre 2% du chiffre d'affaires hors taxe du dernier exercice.

Optimiser la consommation de vapeur et de gaz de process

Dans les procédés de production, l'efficacité énergétique ne se résume pas à la réduction de la consommation d'énergie des équipements, mais doit également prendre en compte l'optimisation des matières premières et consommables divers utilisés dans l'industrie, tels que l'eau, les gaz de process, l'air comprimé, la vapeur, etc.

« Le gaz et la vapeur sont utilisés dans de nombreux secteurs de transformation et utilités. Or avec la pénurie des ressources et l'augmentation du coût de l'énergie, il devient crucial de rechercher une utilisation rentable et optimale de ces produits.Ils'agit d'ailleurs d'une demande forte de la part de nos clients que nous constatons depuis trois ou quatre ans.

Cetteoptimisation n'est possible qu'en augmentant la précision de la mesure du volume de ces produits, donc de leur débit », constate Romuald Brienne, responsable produit et marché énergie chez Krohne France, fabricant allemand de solutions d'instrumentation de process. La société propose ainsi des solutions de mesure analytique, de débit, de niveau et de température optimisées pour les gaz de process, la vapeur et l'eau chaude. En débitmétrie, l'allemand dispose de trois technologies principales, à savoir la débitmétrie électromagnétique (eau chaude), à effet vortex (vapeur, gaz de process) et à ultrasons (vapeur, gaz de process). « En ce qui concerne la vapeur et les gaz, la différence entre les technologies à effet vortex et à ultrasons réside essentiellement dans le fait que les débitmètres à ultrasons mesurent dès le zéro, ce qui constitue une solution idéale pour la détection de fuite lors du process. La technologie vortex est en revanche beaucoup moins onéreuse », précise Romuald Brienne. Les paramètres tels que la température et la pression doivent également être pris en compte car ils affectent le rendement énergétique. Une mesure menant réellement à des économies peut être réalisée uniquement avec une compensation de la pression et de la température. « C'est pourquoi nous proposons des débitmètres à effet vortex et à ultrasons capables de calculer la consommation d'énergie des procédés grâce à des valeurs normées au travers de la mesure de pression et de température », indique M. Brienne.

L'ISO 50001 fournit une méthodologie opérationnelle basée sur la recherche de la performance énergétique continue et qui s'appuie sur des mesures chiffrées.

« C'était autant de temps gagné pour mettre en place l'option la plus pertinente pour chaque entreprise concernée : réaliser un audit énergétique de qualité ou opter pour la certification ISO 50001 », commente Catherine Moutet.

Audit énergétique ou certification ISO 50001 ?

D'après la littérature que l'on peut trouver, entre autres, sur les sites internet de l'Afnor, de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) ou de l'ATEE (Association technique énergie environnement),l'audit énergétique selon la norme NF EN 16247 constitue la première étape d'une démarche visant à maîtriser l'énergie. Il délivre une analyse des consommations énergétiques et des potentiels d'amélioration. La certification ISO 50001, elle, va plus loin. Elle positionne la performance énergétique comme un axe stratégique dans l'entreprise et instaure un système de management de l'énergie (SME) qui emmène l'ensemble des équipes vers cet objectif. L'ISO 50001 fournit un cadre opérationnel et temporel à cette démarche. Cette certification transforme ainsi une obligation légale en une démarche volontaire et pérenne,sur le principe de l'amélioration continue.

La première phase de la mise en place de ce SME certifié conforme à la norme ISO 50001 consiste à réaliser un bilan de la situation énergétique avec l'analyse des consommations par usages énergétiques, c'est ce qu'on appelle la «revue énergétique». Il convient également de dresser l'historique des consommations et de déterminer pour quels usages et dans quelles quantités l'énergie a été consommée. L'objectif étant de hiérarchiser les usages qui représentent un potentiel important d'amélioration de la performance énergétique. À partir de là, on met en place des actions d'amélioration. Et devant chaque action, on désigne un responsable. Cette revue énergétique doit être conçue, gérée et pilotée par l'entreprise qui, bien sûr, peut se faire aider. À noter que l'organisation du SME est transdisciplinaire. Car outre l'engagement fort de la direction générale dans la mise en place d'une politique d'efficacité énergétique, cette organisation implique la direction des achats, les ressources humaines, les services généraux, la maintenance… Et pour coordonner cet ensemble, la norme ISO 50001 impose de désigner un pilote reconnu, souvent le responsable qualité, qui représente la direction générale de l'entreprise et qui soit doté d'un réel pouvoir de décision. À cet égard, la norme indique que ce représentant doit être «apte et compétent», ce qui est une notion nouvelle dans une norme de système de management. Pour assurer le succès d'une politique entrepreneuriale d'efficacité énergétique, il est également important d'instiller aux salariés la culture de l'économie d'énergie, par exemple en leur donnant accès à la visualisation de leur propre consommation dans l'entreprise ou en affichant dans les locaux la consommation énergétique en temps réel du site.La mise en place de la norme ISO 50001 a un coût qui couvre la nomination du responsable du SME ainsi que sa formation et celle des responsables techniques (qui eux-mêmes forment le reste du personnel concerné). À cela s'ajoutent, bien sûr, les coûts d'investissement dans les équipements –qui dépendent complètement du projet de l'entreprise– de même que le coût de la certification elle-même qui dépend de la taille de l'entreprise, mais également de la diversité des usages énergétiques. La certification est octroyée pour une durée trois ans et comprend trois visites: une pour l'audit initial de certification et deux pour les audits de suivi, l'objectif étant de vérifier que les recommandations de l'auditeur ont été effectuées et que l'organisme progresse bien dans sa démarche en conformité avec les exigences de la norme.

Essayer la norme ISO 50001, c'est l'adopter

Plusieurs études ont été menées en France et dans le monde afin d'analyser l'apport des audits énergétiques et de la norme ISO 50001 pour les entreprises les ayant adoptés. Fin 2015, le groupe Afnor a notamment livré les résultats d'une analyse des pratiques de 78 organismes et entreprises certifiés ISO 50001 en France, en Allemagne, à Taïwan, au Royaume-Uni, en Russie et au Maroc. Premier constat : une forte augmentation (+40%) du nombre de certificats ISO 50001 délivrés dans le monde entre 2013 et 2014. Parmi les éléments déclencheurs les plus cités figurent l'obtention de la certification, la nécessité de faire des économies via une gestion optimisée de l'énergie, la stratégie de l'entreprise ou encore l'existence d'incitations financières publiques pour se lancer dans la démarche. La nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre pèse également dans la décision des entreprises pour franchir le pas,mais à un degré moindre. L'étude montre par ailleurs que 95% des entreprises considèrent la norme ISO 50001 comme un outil pour mieux identifier les zones de consommation d'énergie et 75% comme un levier pour amélio-rerleurs marges. Qui plus est, 85% des sociétés sondées la perçoivent comme un vecteur de progrès sur la durée et 76% comme un levier pour la montée en compétences du personnel. Enfin, plus important encore, pour plus des deux tiers des établissements interrogés, les budgets mobilisés pour la démarche sont considérés comme négligeables ou peu élevés au regard des bénéfices apportés. Et un tiers de ceux qui se prononcent sur la question ont vu les résultats dépasser leurs espérances. Pour quasiment tous les autres, les bénéfices financiers sont en phase avec les estimations.

Une autre étude, plus récente celle-là et menée par le groupe Afnor lui-même en tant que bureau d'études qualifié à partir de l'analyse de 72 rapports d'audits énergétiques réalisés selon la norme volontaire NF EN 16247 dans des entreprises entre 2015 et 2016, révèle qu'un audit de ce type met en lumière un gisement d'économies d'énergie potentiel de 20 à 30%, que ces économies soient exprimées en kilowattheures ou en euros. Il s'agit là d'une moyenne pour les organismes audités, que l'audit se focalise sur les bâtiments et/ou sur les procédés industriels. L'audit qui identifie plusieurs leviers d'actions d'économies d'énergie, reste bien évidemment un premier pas vers une approche globale. L'auditeur fait des préconisations, qui sont ensuite reprises ou non dans un scénario d'amélioration de la performance énergétique. L'étude d'Afnor précise que 88% des actions menées se focalisent sur le matériel: actions avec le fournisseur d'énergie, sur le bâti,remplacement ou réglage des équipements par des machines plus économes en énergie, conversion aux énergies renouvelables, etc. Seulement 12% des actions concernent le système de management au sens large : actions de mesure et de vérification, sensibilisation et formation des équipes, déploiement de l'approche recommandée par l'ISO 50001.

Incitations financières pour booster la norme en France

Fin 2016, un nouveau programme national a été lancé pour encourager les entreprises à se lancer dans une certification ISO 50001 en les faisant bénéficier d'une aide financière qui rentabilisera encore plus vite l'investissement consenti par les industriels dans une démarche écoénergétique, au-delà des économies d'énergie futures réalisées. Baptisé PRO-SMEn, ce programme agréé par l'État au titre du dispositif des certificats d'économies d'énergie (CEE) est orchestré par l'ATEE et destiné plus particulièrement aux entreprises de quatre secteurs industriels où la norme ISO 50001 peut apporter des bénéfices substantiels : la chimie, l'agroalimentaire, la plasturgie et le triptyque sidérurgie-fonderie-métallurgie. Le montant de l'aide financière proposée par le programme PRO-SMEn s'élève à quelque 20% de la facture énergétique annuelle, dans la limite de 40000€ HT. Pour être éligible, il faut donc apporter la preuve que l'on s'est lancé dans une démarche de certification, ce qui suppose une bonne maîtrise de la norme ISO 50001 et des normes annexes comme l'ISO 50006 sur les indicateurs de performance énergétique, une étude de la norme européenne EN 16247 sur l'audit énergétique, utile pour la mise en œuvre de la revue énergétique qui constitue la première étape de l'exercice, et enfin la bonne formation du responsable énergie de l'entreprise ainsi que du personnel en charge des actions ayant un impact sur les consommations (Afnor, par exemple, propose une gamme complète de formations expertes dans ce domaine). « L'aide apportée par ce programme ne pourra pas être cumulée avec d'autres dispositifs de soutien comme les aides à la décision de l'Ademe , précise toutefois Daniel Cappe, vice-président de l'ATEE. L'objectif est de mieux faire connaître le système de management de l'énergie et la norme ISO 50001, d'une part, et de générer un effet d'entraînement et d'accélérer son déploiement, d'autre part .» La France accuse en effet un retard conséquent par rapport à certains pays de l'Union euro-péenne.Au31décembre 2014, l'ISO recensait seulement 270 certificats ISO 50001 valides en France, soit douze fois moins qu'en Allemagne ! PRO-SMEn dispose de fonds abondés jusqu'à présent par EDF, au titre de son obligation CEE. En ce sens, le programme prend le relais du système de bonification des CEE en vigueur jusqu'en décembre 2015: jusqu'à fin 2014, une action éligible aux CEE et générant des économies d'énergie sur un site certifié ISO 50001 «comptait double», c'est-à-dire qu'elle donnait droit à deux fois plus de certificats pour la même quantité d'énergie économisée. En 2015, cette bonification était tombée à 20%.